Test d’huiles d’olive : des goûts et des saveurs… parlons-en !

Le “cru” 2015 s’avère plus décevant par rapport à l’édition précédente. Les huiles bio laissent même un goût amer.

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Huiles d'olive
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[[asset:image:2349 {« mode »: »full », »align »: »null », »field_asset_image_copyright »:[« Thinkstock »]}]]Quel aliment plus que l’huile d’olive évoque le Sud, les reflets du soleil, le terroir, la santé ? Comme le vin, elle a ses crus, ses années, ses médailles et ses amateurs éclairés.

En 2013, les Français la plaçaient en deuxième position pour leurs achats d’huiles végétales, derrière l’huile de tournesol. À raison de 1,5 litre par personne et par an, notre consommation reste toutefois modeste comparée à celle des Espagnols (10 l) et plus encore des Grecs (16 l), champions du monde en la matière.

L’huile d’olive que nous achetons est largement importée, principalement d’Espagne, d’Italie, de Grèce et de Tunisie. Avec une préférence marquée pour l’huile d’olive “extra vierge”, synonyme de goût autant que de qualités physico-chimiques.

Un contenu qui ne tient pas toujours ses promesses

Les normes de commercialisation sont très précises quant à ce qualificatif : qui dit « vierge extra » dit huile de catégorie supérieure obtenue directement des olives et uniquement par des procédés mécaniques. Surtout, la mention « extra » suppose une acidité faible et l’absence de tout défaut organoleptique.

Mais, comme le montre notre essai comparatif de vingt huiles vierges extra, le contenu ne tient pas toujours ses promesses. Sans pour autant parler de fraudes. Non pas qu’elles soient inexistantes dans ce secteur…

La dernière enquête de la Répression des fraudes sur ce produit pointe un nombre important d’anomalies : des étiquettes incomplètes ou trompeuses, des défauts organoleptiques, voire des mélanges d’huile d’olive vierge avec de l’huile d’olive raffinée ou d’autres huiles, de soja, de colza ou de tournesol… Outre ces pratiques commerciales douteuses, les rayons des grandes surfaces connaissent cette année une valse des étiquettes.

Sécheresse et épidémie conditionnent le prix

Cette valse est liée à une chute historique de la production mondiale d’huile d’olive : 27 % pour 2014-2015, selon le Conseil oléicole international. En Andalousie, une forte sécheresse au cours de l’été dernier a réduit de près de moitié la production d’or vert espagnol.

La situation n’est guère plus brillante en Italie : les oliviers du nord du pays ont subi les attaques répétées de la mouche de l’olive tandis que, dans le sud de la Botte, la bactérie Xylella fastidiosa continue de faire des ravages. Apparue en octobre 2013, cette épidémie est prise très au sérieux par les pays voisins, qui craignent de la voir gagner d’autres arbres fruitiers.

Est-ce à dire que l’huile d’olive est en passe de devenir un produit de luxe ? Nous n’en sommes pas encore arrivés là. Mais les prix pourraient bien encore grimper ces prochaines années. Plutôt que se priver de ses bienfaits, il est toujours possible d’orienter ses achats vers des produits tout à la fois sains, bons et vendus à un prix raisonnable. La preuve dans ce dossier.

Téléchargez notre essai complet d’huiles d’olive :
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