Test de capsules expresso
Nous avons comparé la capsule Nespresso à 14 concurrentes sur les plans du goût et de l’impact
sur l’environnement. Elle n’en sort pas indemne.
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Plus besoin de se rendre au café du coin pour déguster un petit noir. En une vingtaine d’années à peine, la plupart des foyers français se sont équipés, en sus de la traditionnelle cafetière filtre, d’une machine expresso.
Si bien que ce sont désormais les dosettes qui tirent le marché français du café, actuellement de 2 milliards d’euros et en constante progression – elles représentent déjà 43,9 % du café vendu en grandes surfaces, contre 36,3 % pour le café moulu, 17,1 % pour l’instantané et 2,7 % pour les grains.
Une offre devenue foisonnante
C’est Nespresso, marque du groupe Nestlé, qui a, la première, réussi à fidéliser les consommateurs en imposant l’usage de ses propres capsules, disponibles sur Internet et dans quelques points de vente, pour ses machines Nespresso Original. Six à huit fois plus chères à la tasse que le café moulu, ces capsules sont extrêmement rentables.
Mais la chute d’un de ses brevets dans le domaine public, en 2012, a mis fin au monopole de Nestlé. Et des obligations imposées par l’Autorité de la concurrence en 2014 ont accéléré l’arrivée de concurrents sur ce marché “compatible Nespresso”. L’offre est aujourd’hui foisonnante.
La Nespresso est-elle incontournable ?
Si elles reprennent les codes de l’original (qualité du café, capsules de couleur), les “compatibles” ont un positionnement moins élitiste. Vendues en grandes surfaces, ces capsules sont plus abordables : souvent moins de 0,30 € l’unité, voire de 0,20 € pour certaines, contre 0,35 à 0,45 € pour Nespresso. Au point que l’on peut s’interroger sur l’intérêt de s’offrir l’“original”…
Notre essai oppose une capsule Nespresso (Volluto) à 14 concurrents. La plupart (11 des références testées) sont 100 % arabica – l’absence de mention sur les autres laissant penser à un mélange incluant au moins une part de robusta, moins fragile mais aussi moins goûteux. Mais seules trois affichent une origine bien précise (Ouganda, Éthiopie ou Bolivie).
Goût et impact sur l’environnement font la différence
Avec quel impact sur le goût ? Nombre de capsules de marques concurrentes de Nespresso sont très appréciées. C’est du moins ce que montre notre dégustation à l’aveugle. Nous nous sommes aussi penchés sur le respect de l’environnement. Car les machines à capsules ont un défaut majeur : chaque café devient générateur de déchets difficiles à recycler.
C’est en particulier le cas des capsules en aluminium – c’est le matériau utilisé notamment par Nespresso, ce qui vaut à la marque d’être régulièrement épinglée. Et ce n’est pas tout : d’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), le mode de production du café présente également un impact non négligeable sur le changement climatique et les écosystèmes.
Les marques l’ont bien compris, qui affichent de plus en plus souvent des labels certifiant une démarche environnementale ou équitable. Des labels plus ou moins sérieux, selon les cas.
Hélène Colau. Ingénieur : Charles Babin
Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de l’essai comparatif :