Test de champagnes

Découvrez notre nouveau palmarès issu de 30 champagnes bruts blancs non millésimés et rosés et nos conseils pour accorder mets et vins.

Par Maryse Sargis

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Un groupe de jeunes trinque au champagne
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Un groupe de jeunes qui trinquent au champagne

Les Français demeurent les premiers consommateurs de champagne au monde : 3 bouteilles par an et par habitant (chiffres 2016 du Centre inter-professionnel des vins de Champagne [CIVC]). Mais depuis six ans, leurs achats sont en baisse. La crise dans la restauration après les attentats de 2015 a accéléré un processus déjà amorcé.

Car l’effervescence se mondialise. Et quand les producteurs champenois courent après les marchés étrangers (États-Unis, Allemagne et Mexique, parmi les plus porteurs), en sens inverse, les bulles étrangères (le prosecco italien et le cava espagnol) gagnent les rayons hexagonaux, offrant des alternatives à moins de 8 €.

Beaucoup de projets en cours dans l’œnotourisme

Les Champenois ont revu leur stratégie. L’heure est aux investissements tous azimuts dans l’œnotourisme avec beaucoup de projets en cours : une cité du champagne à Reims sur le modèle de Bordeaux (pour 2022) ; un musée du vin de Champagne et d’archéologie régionale au château Perrier à Epernay (en 2019) ; un centre d’interprétation sensorielle à Aÿ (2020) ; le lancement d’une marque collective « Champagne, refined art de vivre » destinée à labelliser l’accueil, etc.

Le classement de la Champagne au Patrimoine mondial de l’Unesco, en 2015, a réussi à fédérer les professionnels et fait naître de nouvelles ambitions, y compris dans le camp des vignerons indépendants qui multiplient les opérations de séduction afin d’attirer chez eux la clientèle francilienne.

Cette appellation n’est-elle pas à moins de deux heures de la capitale et l’achat local en direct chez le producteur toujours très tendance ? Mais dans le premier canal de distribution des champagnes que représente la grande distribution alimentaire (33,4 % des volumes), ce sont les marques nationales qui bataillent (70 % des ventes).

La concurrence fait rage, au profit du consommateur

Dans un contexte très concurrentiel, l’étiquette champenoise est un produit d’appel – le nombre de prospectus promotionnels a augmenté de 7,5 % en 2016 ! À grand renfort de deuxième bouteille à 50 %, les grandes marques sont bradées. Et les marques de distributeur (MDD) piquent du nez (12,5 % du volume). Mais le prix a ses limites.

Une fête passée avec un mauvais champagne laisse une impression désagréable de ratage. C’est pour répondre à la question du goût que notre panel comprend cette année les dix marques nationales les plus vendues en France, selon Rayon Boissons, auxquelles s’ajoutent cinq MDD. En deux couleurs, blanc et rosé. Entre 14 € et 44 €. Ainsi, nos dégustations qui se font avec les étiquettes cachées donnent l’opportunité de choisir sa bouteille au meilleur rapport qualité-prix, et de laisser de côté les mauvais. Car il y en a aussi !

Maryse Sargis, avec Farid Bensaïd, ingénieur.

Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de l’essai comparatif :

Notre test de champagnes
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