Test de SUV hybrides
Nous avons confronté deux SUV compacts, le Toyota C-HR et le Kia Niro, en portant une attention particulière à la consommation de carburant.
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Les ventes de voitures hybrides ont progressé de plus de 30 % l’an dernier. Le cap des 100 000 unités a été franchi, et les hybrides représentent désormais presque 5 % de l’ensemble des voitures vendues en France. Elles distancent largement les électriques qui ne font que 1,4 % du total.
Parmi les hybrides, ce sont surtout les modèles non rechargeables, aussi appelés hybrides intégrales, qui séduisent : on ne les branche pas, leur petite batterie se recharge en roulant. Elles représentent 4,2 % du total des ventes en France. Les hybrides rechargeables, elles, ne sont pour l’instant qu’une goutte d’eau (0,67 %).
Hyundai-Kia sur les traces de Toyota
Quelles sont ces hybrides non rechargeables qui se vendent aussi bien ? Des Toyota ou des Toyota ou encore des Toyota. La marque nipponne bénéficie en effet d’un boulevard délaissé par les autres constructeurs. Elle occupe le terrain depuis des années avec sa berline familiale, la Prius, sa citadine, la Yaris, et plus récemment avec son SUV compact, le C-HR.
En face, les concurrents sont peu nombreux. Peugeot-Citroën n’a fait qu’une courte expérience d’hybride diesel. Honda, qui faisait partie des pionniers, s’est laissé distancer. Pour l’instant, c’est donc surtout le groupe sud-coréen Hyundai-Kia qui tente de surfer sur la vague.
› Dans notre série de tests sur les voitures hybrides (voir n° 527, juin 2017 et n° 534, février 2018), il n’y a donc rien d’étonnant à retrouver un match entre Toyota et Kia. Cette fois-ci, nous avons passé au crible leurs SUV compacts, le Toyota C-HR et le Kia Niro.
› Le C-HR se distingue par son look. Toyota annonce sur son site que le « design avant-gardiste » de son SUV est « inspiré du diamant ». Il présente effectivement de nombreuses facettes et une allure générale de coupé (ses initiales signifient d’ailleurs Coupé-High Rider). Mais cela n’est pas sans poser des problèmes en matière de visibilité et d’habitabilité.
Tout va bien à l’avant, mais à l’arrière, l’espace est réduit pour les passagers. On a la sensation d’être à l’étroit. La visibilité à l’arrière est fortement restreinte. Ce problème affecte la plupart des SUV (voir n° 543, décembre 2018), mais le C-HR est particulièrement mauvais : le parechoc d’un véhicule à l’arrière n’est pas visible à moins de 11,40 m. La caméra de recul est indispensable et on comprend pourquoi elle est proposée en série dès le premier niveau de finition hybride.
› Le Kia Niro, avec son design plus traditionnel, attire moins le regard…
Fanny Guibert. Ingénieur : Charles Babin. Économiste : Sophie Rémond
Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de notre essai publié dans le n° 546 de 60 Millions (mars 2019) :