Comparatif d’assurances pour animaux
Nous avons étudié dix assurances pour chiens ou chats. La plupart des contrats présentent trop de limites pour être réellement utiles.
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« Le chien dépose sa vie entre vos mains. Il vous rend totalement responsable de sa survie. (…) Il a une confiance totale », a dit Michel Houellebecq, suite à la disparition de son chien Clément.
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Tout maître a, en effet, le devoir de prodiguer des soins à son animal de compagnie, même si, prosaïquement, il existe des limites : celles des moyens financiers que l’on peut engager. Soigner son animal revient de plus en plus cher, 223 € par an pour un chien en moyenne (soit une hausse de 7 % par rapport à 2016) et 174 € pour un chat (+18 %), selon le sondage annuel Ipsos pour SantéVet.
La facture grimpe rapidement
Une consultation de base coûte déjà entre 30 et 40 €, selon les villes. Les trois quarts des frais vétérinaires sont provoqués par une maladie ou un accident. Et là, la douloureuse est aussi du côté du maître.
Une journée d’hospitalisation coûte de 10 à 50 € selon les soins prodigués. Passer une radio revient à 40 €, une échographie complète à 75 €. Il faudra compter 50 à 100 € pour une analyse de sang et de selles, 200 à 500 € pour une fracture simple. En cas de cancer, l’ablation d’une tumeur monte à 600 €, les séances de radiothérapie à 1 500 €. Et l’on ne compte ici ni les frais de spécialistes ni les médicaments…
Tous les animaux ne peuvent être assurés
Les vétérinaires sont libres de facturer le montant pour chaque acte. Seule obligation : afficher clairement le prix des soins les plus courants. Dans ce contexte, l’assurance santé pour l’animal est-elle une solution pour limiter les frais ?
Primo, sachez que tous les animaux n’y ont pas accès. Impossible de souscrire si le chien ou le chat est âgé de plus de 10 ans. Impossible également s’il souffre d’une pathologie congénitale, héréditaire, chronique ou récidivante. Au moment de la souscription, l’animal doit être en bonne santé, tatoué ou pucé, à jour des vaccins.
Deuxio, le maître doit avancer les frais ; l’assurance rembourse ensuite dans un délai qui varie de deux à trente jours selon les compagnies.
Tertio, la majorité des assureurs proposent une assistance qui intègre notamment la prise en charge de l’animal en cas d’hospitalisation de son maître ou le rapatriement de l’animal en cas de soucis loin du domicile. Des prestations qui peuvent être utiles. Enfin, seules les formules les plus onéreuses prennent en charge l’ensemble des soins consécutifs à un accident ou à une maladie. Le forfait d’entrée de gamme ne couvre que les accidents.
Les formules sélectionnées
Nous avons donc comparé les formules complètes, dont le taux de remboursement varie de 70 à 85 %.
› Des exclusions liées à l’âge et à la race. S’agissant des limites d’âge pour adhérer, c’est AssurO’poil qui accepte le plus d’animaux, avec 2 mois minimum et 10 ans maximum pour les chiens et les chats. À l’inverse, Carrefour est très restrictif, avec 3 mois mini et 4 ans maxi à la souscription.
Sachez aussi que les assureurs refusent d’assurer les animaux faisant l’objet d’une activité commerciale (élevage, vente), ainsi que les chiens d’attaque de première catégorie comme les pitbulls. Sauf April, sous réserve d’une surprime de 17 %.
› Un plafond annuel et des délais de carence. Tous les contrats ont fixé une limite annuelle de remboursement des frais, de 1 500 à 2 000 € pour la plupart. Solly Azar est la mieux placée avec 2 200 €…
Lionel Maugain. Juriste : Fanny Joffrois
Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de notre essai publié dans le n° 551 de 60 Millions (septembre 2019) :