Comparatif de crédits immobiliers
Courtiers, banques traditionnelles, banques en ligne… sachez qui solliciter pour limiter le coût du crédit.
Publié le
Est-il toujours aussi intéressant de devenir propriétaire ou d’engager un investissement immobilier ? Faut-il craindre une remontée du coût de l’argent ? Des questions qui préoccupent les futurs emprunteurs. « Les banques ne devraient pas trop changer leurs taux, et cela dans leur propre intérêt, car les prêts immobiliers restent leur principal produit d’appel », veut croire le courtier Credixia.
Un optimisme partagé par la plupart des acteurs du crédit à l’habitat. « Nous observons un quasi-statu quo des barèmes, avec une forte propension des banques à appliquer des décotes, c’est-à-dire à offrir des taux plus bas que ce qui est affiché au départ », explique Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com.
Demande de prêts en baisse
Notons que l’indice qui sert de référence aux emprunts à taux fixe, le taux des obligations assimilables du trésor (OAT) sur dix ans, s’est légèrement relevé au premier trimestre, atteignant 0,8 % fin mars, contre 0,5 % en fin d’année 2017. Ce qui veut dire que les banques empruntent l’argent à 0,8 %… avant de le prêter à 1,5 ou 2 %. Sans être coquette, la marge brute existe quand même !
En ce début d’année, le nombre de demandes de prêts immobiliers est en baisse d’environ 10 à 15 % par rapport à 2017 qui a été particulièrement faste pour l’achat immobilier. Près d’un million de logements ont changé de main, le chiffre le plus important depuis vingt ans.
Revers de la médaille, le prix des maisons a augmenté de 4 % et celui des appartements de 3 %. Les montants restent toutefois légèrement inférieurs au pic de 2011, rassurent les notaires, qui refusent de parler d’un emballement.
Les durées s’allongent
La sagesse des taux ne compense pas cette inflation. Les opérations, l’achat et le coût du crédit, coûtent de plus en plus cher aux acquéreurs. Ce montant a dépassé l’équivalent de 4,1 années de revenus d’un ménage – contre 3,8 en 2016.
Solution proposée par les banques pour faire face à l’inflation : allonger la durée de crédit. « Depuis 2014, les durées des prêts bancaires se sont accrues de 14 mois, et même de cinq mois au cours de la seule année 2017 », remarque l’Observatoire crédit logement/CSA. Aujourd’hui, on emprunte en moyenne sur 218 mois, soit un peu plus de dix-huit ans. Mais certaines banques prêtent sur plus de vingt-cinq ans, notamment aux emprunteurs de moins de 30 ans. Tout est donc réuni pour favoriser l’achat immobilier. Encore faut-il dénicher une offre de crédit la plus compétitive possible.
Pour notre étude de cette année, la plupart des établissements bancaires traditionnels ont décidé de ne pas transmettre leur proposition financière à 60 Millions, lassés peut-être par leur classement déprimant face aux spécialistes du courtage. Malgré leur absence, nos comparatifs permettent à chaque emprunteur, quel que soit son âge, de distinguer clairement qui solliciter pour limiter le coût de son crédit.
Lionel Maugain. Économiste : Stéphanie Truquin
Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de notre enquête publiée dans le n°537 de 60 Millions de consommateurs (mai 2018) :