Test de banques

À l’aide d’un profil type, nous avons élaboré le palmarès des banques nationales et des banques en ligne. Ces dernières sont souvent moins chères.

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Un couple discute avec un relevé de comptes à la main
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Un couple discute avec un relevé de comptes à la main

Depuis presque dix ans maintenant, un document adressé par la banque en début d’année récapitule tous les frais prélevés sur votre compte l’année précédente. L’usager peut ainsi réaliser combien lui coûte sa banque. En partenariat avec le site d’information cBanque qui scrute toutes les évolutions des tarifs bancaires, 60 Millions a constaté que la facture moyenne du client standard augmente peu : + 0,5 % entre février 2017 et février 2018, + 2,1 % sur deux ans.

Mais cette stabilité relative masque de fortes disparités entre les types d’établissements. Entre février 2016 et février 2018, les tarifs des banques nationales ont ainsi bondi de 6,6 %, alors que les réseaux des caisses régionales limitaient la hausse à 2,2 % et les banques en ligne, qui étaient déjà les moins chères, parvenaient encore à diminuer leurs tarifs (-2,9 %) !

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On se déplace moins pour rencontrer son banquier

Les banques nationales augmentent leurs tarifs au moment où leurs agences, qui font en principe la force des réseaux traditionnels, commencent à disparaître du paysage, emportées par la vague numérique : 300 fermetures prévues d’ici 2020 à la Société générale, 200 chez BNP Paribas, 400 dans le réseau des Caisses d’épargne et des Banques populaires, plus de 250 à LCL… Même si notre pays compte encore un peu plus de 37 000 agences bancaires, la tendance aux fermetures semble irréversible.

La raison est simple : on se déplace moins chez le banquier. En 2010, plus de 50 % des Français fréquentaient leur agence plusieurs fois par mois, selon l’observatoire de l’image des banques. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 20 %.

Alors que le Français semblait autrefois lié à vie à sa banque, les usages ont évolué, tandis que le statut du banquier changeait. Fini le temps où on le considérait comme un notable, au même titre que le curé, le pharmacien ou le médecin, respectés et craints car connaissant la vie personnelle des habitants.

La banque est devenue un service marchand, un prestataire dont on doit pouvoir changer en cas d’insatisfaction. Et l’un des motifs d’insatisfaction porte précisément sur le coût des services. Selon un sondage d’Opinion Way de début janvier, sept Français sur dix seraient prêts à changer de banque s’ils payaient 150 € de moins par an pour les mêmes services. Justement, nos palmarès permettent de réaliser une telle économie.

Le Web plus pratique et moins cher, mais il faut y accéder

Restera tout de même à franchir la porte de la sortie… C’est en principe plus facile depuis un an. Mais il reste encore quelques obstacles, qu’il faut apprendre à contourner.

La généralisation de la banque sur le Web, plus pratique et moins chère, remet toutefois en cause l’accès universel aux services bancaires. Des millions de Français ne se connectent jamais à Internet, ou considèrent l’outil trop compliqué. Pour ceux-là et sans doute pour d’autres, il faudra toujours des agences bancaires, et des conseillers à l’intérieur…

Lionel Maugain. Économiste : Stéphanie Truquin
 

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