Test de peintures à l’eau
Nous avons sélectionné 46 peintures blanches à l’eau et mesuré les concentrations de quatre conservateurs. Elles varient de 1 à 10 !
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Sans relâche, 60 Millions traque la présence de la méthylisothiazolinone (MIT), un conservateur très allergisant, dans les produits de consommation courante. Après les cosmétiques, les produits d’entretien ou encore les lessives, pour la première fois, c’est dans des pots de peinture que nous avons recherché la présence de ce conservateur. Au total, pas moins de 48 pots ont été passés au crible.
En 2015, dans le cadre d’une étude menée dans cinq grandes villes européennes, dont Strasbourg pour la France, des chercheurs européens avaient déjà lancé l’alerte.
Des études en 2015 et 2016 surle potentiel toxique de la MIT
Cette étude pointait l’omniprésence de la méthylisothiazolinone (et d’une autre substance de la même famille, la benzisothiazolinone ou BIT, également allergisante) dans les pots de peinture à destination des consommateurs et des professionnels.
Il ressortait de leurs analyses que 93 % des pots étudiés contenaient de la MIT et près de 96 % contenaient de la BIT. Plus récemment, en France, un rapport de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) de février 2016 consacré à la MIT citait également les peintures parmi les produits de consommation courante susceptibles de contenir ce conservateur préoccupant.
Le titre du rapport de l’Anses résume en lui-même les inquiétudes autour du potentiel toxique de la MIT : « Méthylisothiazolinone dans les produits à usage courant et risques associés de sensibilisation cutanée et respiratoire. »
Des spécialistes parlent même « d’épidémie d’allergie »
Cette inquiétude est nourrie par le fait qu’en France, comme dans le reste de l’Europe, dermatologues et allergologues doivent faire face à une recrudescence d’allergies de contact provoquées par la MIT. Certains spécialistes n’hésitent plus à parler « d’épidémie d’allergies » à la MIT.
En France, la proportion de personnes dites « sensibilisées » à la MIT, c’est-à-dire qui développent une réaction allergique, le plus souvent sous la forme d’un eczéma de contact, après avoir été exposées à cette substance, est estimée de 2 à 4 % de la population, voire davantage. Car les chiffres diffèrent selon les sources…
Victoire N’Sondé. Ingénieur : Emmanuel Chevallier
Téléchargez la fin de notre article et les résultats complets de l’essai comparatif :