56 % des Français se disent déjà touchés par l’inflation
Près de la moitié des foyers auraient déjà réduit certaines dépenses, selon un sondage de l’institut NielsenIQ dévoilé par « 60 Millions ».
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On le savait, mais c’est confirmé par ce sondage de l’institut NielsenIQ, partenaire de 60 Millions de consommateurs pour l’Observatoire de l’inflation : la hausse des prix, qui a commencé au début de l’année, est la préoccupation majeure de nos concitoyens.
Interrogés, 42 % des Français et Françaises avouent être « très inquiets » de la hausse des prix actuelle, devant la guerre en Ukraine (38 %), le changement climatique (32 %) et la crise sanitaire du covid (12 %).
38 % des ménages se sentent fragilisés
Les conséquences sont bien concrètes, puisque 38 % des ménages sondés confient être « fragilisés » par l’inflation. « Leurs revenus ont baissé ou vont baisser, ils font désormais plus attention à leurs dépenses », commente NielsenIQ.
À noter que 14 % étaient déjà contraints dans leurs dépenses avant cette période, et que 29 % se montrent désormais plus prudents même s’ils ne ressentent pas encore la crise des prix dans leur quotidien.
Seuls 19 % des sondés estiment être préservés
Au total, ce sont donc 81 % des personnes interrogées qui sont très attentives à leurs dépenses de consommation. Seules 19 % estiment être préservées des conséquences de la situation actuelle.
Autre chiffre qui démontre l’impact du phénomène : 56 % de nos compatriotes sondés disent être d’ores et déjà touchés au quotidien par la hausse générale des prix, et 64 % pensent l’être d’ici cet été.
Réduire les dépenses et chasser les promotions
Face à la situation, les Français ont adapté leur mode de consommation en réduisant certaines dépenses. Près de la moitié ont diminué leur budget carburant, 47 % ont taillé dans les vêtements, et 46 % ont limité les sorties et les loisirs hors de la maison. Près de 4 sur 10 s’efforcent également de faire baisser leur consommation de gaz et d’électricité.
Et déjà 18 % des ménages interrogés ont décidé de limiter leurs achats alimentaires. Un chiffre qui s’élève à 27 % parmi les ménages se disant « fragilisés » par l’inflation.
De nombreux consommateurs cherchent aussi à payer moins cher leurs courses. Pour cela, 46 % achètent encore plus qu’avant en promotion, 44 % comparent plus attentivement les prix, et 39 % profitent d’articles bradés du fait de leur date de péremption rapprochée.
Certains produits sont moins achetés, comme la viande et le poisson (pour 27 % des foyers) et les produits liés au plaisir comme le vin ou le chocolat (pour 24 % des foyers).
Sondage de NielsenIQ auprès du panel consommateurs HomeScan, soit 6 909 foyers interrogés entre le 29 avril et le 8 mai 2022

