Test de lampes LED, fluocompactes et halogènes
Les LED entendent bien concurrencer les lampes fluocompactes et halogènes. Nos éclairages pour faire le bon choix.
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Paradoxalement, s’il y a bien un rayon des magasins où les consommateurs ont du mal à y voir clair, c’est celui des lampes. C’est pourquoi nous avons testé vingt-quatre lampes : dix LED, sept fluocompactes et sept halogènes.
Depuis quelques années, les LED sont venues s’ajouter aux autres types de lampes disponibles. Annoncée comme la technologie d’avenir, la LED a longtemps été vendue à un prix prohibitif. Ce n’est plus le cas. Une bonne nouvelle… Sauf pour les consommateurs qui ne savent pas à quelle lampe se fier. Et ils sont nombreux !
Jusqu’en 2009, remplacer une lampe était relativement simple. Le choix se résumait au type de culot (vis ou baïonnette), à la forme de la lampe (flamme, sphère, globe…) et au nombre de watts (25, 60, 75…). La majorité des lampes étaient à incandescence. Mais les modèles à incandescence ont progressivement disparu des rayons entre 2010 et 2012.
Les fluocompactes ont déçu
La France prenait ainsi un peu d’avance sur un calendrier officiel européen visant à sup- primer les lampes les moins performantes. Car les lampes à incandescence offraient une efficacité médiocre : elles consommaient beaucoup d’énergie. Pour les remplacer, les consommateurs ont été incités à acheter des lampes fluocompactes, aussi appelées lampes basse consommation.
Mais la greffe a eu du mal à prendre. Les premières générations étaient chères et décevantes, engendrant des reproches récurrents à l’époque (voir n° 445, janvier 2010) : elles étaient accusées de moins bien éclairer, de donner une lumière blafarde ou, au contraire, trop crue, et de ne pas durer aussi longtemps que la promesse portée sur l’emballage (6 000 ou 15 000 heures, par exemple).
Les halogènes interdites en 2018
Avec la fin des lampes à incandescence, les consommateurs se sont tournés vers les halogènes. Moins chères à l’achat, elles étaient aussi jugées beaucoup plus efficaces en matière de rendu des couleurs comme de délai d’allumage. Résultat : la moitié des lampes vendues, dès 2012, étaient des halogènes.
Mais les jours des halogènes sont comptés. On leur reproche d’être trop énergivores. Elles sont en classe énergétique D, alors que les fluocompactes sont en A et les LED en A+. Le calendrier initial prévoyait le retrait en 2016 de toutes les lampes ayant une classe d’énergie inférieure à B. L’échéance a été reportée à 2018.
Sans attendre, nous avons souhaité savoir si les fluocompactes, mais aussi les LED, dernières arrivées dans les rayons, sont en mesure de prendre la relève. Vingt-quatre modèles des trois technologies ont été testés en laboratoire. Les résultats vous aideront à choisir celles qui brillent le mieux tout en économisant l’électricité.
Fanny Guibert. Ingénieur, Nicolas Teisseyre.
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