Appareils photo : l’hybride rivalise avec le reflex

60 Millions de consommateurs a testé dix appareils photo numériques. En complément aux résultats publiés dans le magazine de juillet-août 2015, nos testeurs vous exposent ici les points forts et les points faibles de chaque modèle.

Par La Rédaction

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Sony • Alpha 58 

Prix indicatif : 360 à 400 €

La note de 60 : 14,5/20

  

 
Synthèse : un reflex à prix très doux, qui satisfera aussi bien les débutants pour son ergonomie que les amateurs pour ses performances et les nombreux paramètres de gestion des prises de vue. Un bon choix pour un premier reflex.

Qualité de l’objectif : nous n’avons pas été totalement convaincus, les clichés sont mous et il y a de la distorsion géométrique ainsi que du vignettage dans les coins. L’objectif limite les 20 Mp du capteur, surtout en téléobjectif avec des pertes importantes de piqué dans les coins.

Restitution des couleurs et balance des blancs : le rendu est terne, avec une légère dominante verte. La balance des blancs automatique est efficace sous lumière artificielle.

Sensibilité : sa limite se situe à 3 200 ISO, avec une perte de détail visible.

Qualité de l’autofocus en visée écran : de très bonnes performances, pour ce miroir fixe semi-transparent.

Qualité du flash : belle portée et respect des couleurs.

Qualité des enregistrements vidéo : des saccades très fréquentes. La fonction de suivi de l’autofocus génère des décrochages assez prononcés. Les couleurs manquent de saturation et le son est gâché par un bruit de fond trop présent.

Commodité d’emploi.
Le mode d’emploi complet – souvent sur CD – n’est même pas dans le carton ! Il faut récupérer le guide pratique sur le site.
L’écran est le plus lourd de notre essai – 80 g ! C’est un écran orientable de qualité moyenne en définition, avec du bruité en basse luminosité et peu de fidélité aux couleurs.
La touche « ? » offre une aide efficace dans la compréhension de certains paramètres.
Pratique, le sélecteur de modes avec de nombreuses possibilités d’accès est situé à gauche – la main droite sera assez occupée à gérer les paramètres de prise de vue.
Modèle très réactif en mode rafale et entre deux prises de vue.
Prise microphone.
Pas de connexion wi-fi !

 

Samsung • NX3000 

Prix indicatif : 300 à 350 €

La note de 60 : 14,5/20

  

 
Synthèse : de bonnes performances techniques et une apparence très dépouillée. Les fonctionnalités de partage wi-fi ne dérouteront pas les amateurs de photo par smartphone.

Qualité de l’objectif : très satisfaisant. Hybride compact et léger.

Restitution des couleurs et balance des blancs : la colorimétrie est équilibrée. La meilleure balance des blancs de notre essai.

Sensibilité : très bonne. Pleinement exploitable jusqu’à 3 200 ISO, sans être trop gêné par le bruit.

Qualité de l’autofocus en visée écran : peu efficace.

Qualité du flash : portée correcte et bonne homogénéité.

Qualité des enregistrements vidéo : les plus belles images de notre essai, malgré une densité un peu trop forte. Un filtre coupe le bruit de fond qui provoque des problèmes de fluctuation de volume.

Commodité d’emploi : le flash n’est pas intégré, mais vient se clipser sur la griffe.
L’écran s’oriente vers le haut à 180° pour faire des selfies en mode retardateur.
Le boîtier est assez épuré, mais le fût de l’objectif est doté des touches du zoom (pas sur le boîtier !) et d’une fonction de réglage de paramètres (iFn) assez efficace.
Les menus sont très aérés. Recharge par câble USB.
Dommage que l’écran ne soit pas tactile.

 

Nikon • D3300 

Prix indicatif : 450 à 540 €

La note de 60 : 14,5/20

  

 
Synthèse : un bon reflex d’entrée de gamme, avec un encombrement et un poids bien maîtrisés. Le débutant bénéficiera, lors de ses prises de vue, des conseils du Guide inclus dans l’appareil et d’une molette d’accès direct à de nombreux modes ; l’amateur appréciera les réglages pour prendre la main sur les automatismes.

Qualité de l’objectif : l’objectif ne restitue pas tout le potentiel du capteur, surtout dans les coins… cependant, les clichés restent bien détaillés. On déplorera une distorsion géométrique un peu trop prononcée de l’image, et surtout du vignettage (assombrissement de la périphérie).

Restitution des couleurs et balance des blancs : si la colorimétrie est équilibrée à la lumière du jour, la balance des blancs automatique, elle, est inefficace sous lumière artificielle.

Sensibilité : le bruit, bien que présent, est endigué jusqu’à 800 et 1 600 ISO puis s’envole à 3 200 ISO.

Qualité de l’autofocus en visée écran : médiocre.

Qualité du flash : très bonne portée. La colorimétrie est respectée.

Qualité des enregistrements vidéo : les images sont dures, très contrastées et denses. Le système de détection et de suivi d’objets mobiles provoque des décrochages insupportables. Le spectre de fréquences audio est très réduit. Un cliquetis disgracieux apparaît lors du fonctionnement de l’autofocus !

Commodité d’emploi : le viseur ne cadre pas correctement l’image.
Modèle très réactif, comme le montrent la rapidité du mode rafale et le court délai entre deux prises de vue.
Un mode Guide sur la molette aide le débutant à choisir les bons paramètres pour la prise de vue.
Prise microphone.
Bonne prise en main pour ce reflex au poids maîtrisé.
Bonne interaction entre la partie mécanique et le logiciel.

 

Olympus • E-PL7 

Prix indicatif : 450 à 550 €

La note de 60 : 14/20

  

 
Synthèse : modèle classique, si ce n’est la connexion wi-fi qui fonctionne très bien avec l’app Olympus Image Share.

Qualité de l’objectif : bon objectif pour exprimer le potentiel du « petit » capteur de 16 Mp. Il maîtrise le piqué, aussi bien au centre que dans les coins de l’objectif.

Restitution des couleurs et balance des blancs : bon rendu global des couleurs. La balance des blancs permet de récupérer les dominantes de couleurs des éclairages artificiels.

Sensibilité : bonne maîtrise de la montée du bruit avec l’ISO.

Qualité de l’autofocus en visée écran : il est très performant et très rapide.

Qualité du flash : homogène, mais dominante colorée.

Qualité des enregistrements vidéo : assez médiocre, avec un rendu jaune sale manquant de détail. Autofocus très efficace. Le son est gâché par le bruit de fond, très présent.

Commodité d’emploi : le flash n’est pas intégré, mais vient se clipser sur la griffe qui peut servir à accueillir un viseur.
L’écran tactile (inactif dans le Menu), de très bonne qualité, s’oriente vers le bas à 180° pour faire des selfies ; ce qui vous interdira de le mettre sur une table ou un pied ! La mise au point au doigt, avec ou sans déclencheur, est très pratique. La connexion wi-fi permet le transfert de photo sur un smartphone ou une tablette et le déclenchement à distance en mode Live View. Les modes Scènes et Filtres sont directement accessibles sur la molette.
Le capteur d’inclinaison permet de bien orienter la photo.
La molette des modes est un peu trop éloignée du pouce à cause de l’avancée faite par l’écran.

 

Fujifilm • X-A1 

Prix indicatif : 450 €

La note de 60 : 14/20

  

 
Synthèse : vous ne passerez pas inaperçu avec ce boîtier à la robe façon cuir. Doté d’une très bonne ergonomie, il fera le bonheur du photographe occasionnel comme de l’amateur.

Qualité de l’objectif : bon objectif qui exprime bien le potentiel du « petit » capteur de 16 Mp. Hybride compact, mais lourd, comparé au Panasonic ou au Samsung de notre essai.

Restitution des couleurs et balance des blancs : dominante un peu chaude et flatteuse en lumière naturelle. La balance des blancs en mode auto n’est pas très efficace en lumière artificielle, surtout sous lumière halogène.

Sensibilité : la meilleure de notre échantillonnage. À 3 200 ISO, ce modèle surclasse les autres appareils photo avec une très bonne gestion du bruit et le respect des détails.

Qualité de l’autofocus en visée écran : bonne efficacité.

Qualité du flash : flash de faible portée. Il introduit une dominante colorée.

Qualité des enregistrements vidéo : plusieurs problèmes gâchent le rendu des vidéos : colorimétrie froide et manque de netteté, effet de pompage de la luminosité, décrochage du zoom. L’autofocus semble absent de ces captures d’images. Le son est sale et nasillard.

Commodité d’emploi : belle finition.
Écran inclinable et de très bonne facture.
Connexion wi-fi et application OS et Android pour partager les photos sur tablettes et smartphone.
Un hybride qui offre de nombreux réglages – comme beaucoup de modèles – mais qui les proposent sur le mode auto, pour lequel on attend plus de simplicité !
Au mode PASM (Programme, Priorité à l’ouverture, Priorité à la vitesse, Mode manuel), s’ajoutent un mode personnalisé (C) et des filtres (Adv.) directement accessibles sur la molette. Toutes les commandes tombent intuitivement sous le pouce. Une fois compris que la molette change rapidement les options de la touche Q, on peut régler nombre de paramètres rapidement. Dommage qu’il n’y ait pas d’option de sortie automatique du flash.

 

Canon • EOS 100D 

Prix indicatif : 450 à 550 €

La note de 60 : 13,5/20

  

 
Synthèse : un reflex pour débutant d’après le fabricant, mais que les amateurs apprécieront sans aucun doute pour sa cohérence en visée écran. Un petit boîtier, mais un grand objectif qui nuit malheureusement à la compacité globale du kit. Plus réactif que l’EOS 1 200D et surtout un autofocus permanent.

Qualité de l’objectif : il se comporte correctement en grand angle, mais on observe une perte importante de piqué en téléobjectif. L’optique limite trop les caractéristiques du capteur 18 Mp.

Restitution des couleurs et balance des blancs : colorimétrie respectée en lumière du jour, mais pas en lumière artificielle pour laquelle la balance des blancs (en mode auto) ne récupère pas correctement les dominantes, surtout en lumière type halogène.

Sensibilité : la montée du bruit est détectable à 1 600 ISO, pour devenir trop présente à 3 200 ISO.

Qualité de l’autofocus : il est très efficace en visée optique. La fonction détection et suivi (tracking) d’objets mobiles n’est pas très efficace. Les objets sont nets dans la zone de netteté, pas en dehors.

Qualité du flash : bonne portée.

Qualité des enregistrements vidéo : images denses et dominante jaune. On n’apprécie pas les saccades et les niveaux changeant de luminosité. Le son souffre d’un bruit de fond important et la gamme de fréquence réduite teinte trop les voix.

Commodité d’emploi : le viseur ne cadre pas correctement l’image.
Très bel écran tactile et bonne prise en main mais… pas pour toutes les mains, compte tenu de la compacité du boîtier : l’annulaire risque de passer sous le boîtier.
Prise microphone.
Un reflex compact et bien équilibré à l’usage.
Un dos de boîtier très épuré.
Mise au point au doigt directement sur l’écran.

 

Panasonic • DMC-GM1 

Prix indicatif : 500 à 550 €

La note de 60 : 13,5/20

  

 
Synthèse : un concentré de technologie.

Qualité de l’objectif : il est vraiment moins performant sur les bords qu’en zone centrale. Cependant, les clichés sont bien détaillés comparativement à des appareils dotés de capteur 20Mp. Hybride compact et léger.

Restitution des couleurs et balance des blancs : bon rendu global des couleurs et une balance des blancs qui fait des efforts pour récupérer les dominantes de couleurs des éclairages artificiels. Une balance des blancs en mode auto qui ne récupère pas correctement les dominantes, surtout en lumière type halogène.

Sensibilité : le grain se fait sentir assez tôt. Il augmente progressivement de 800 à 1 600 ISO pour devenir envahissant à 3 200 ISO.

Qualité de l’autofocus en visée écran : autofocus très performant et très rapide.

Qualité du flash : toute petite portée. Dommage que l’appareil ne soit pas doté d’une griffe pour un flash externe plus performant.

Qualité des enregistrements vidéo : manque de saturation des couleurs. Autofocus très efficace. Le son est étouffé et le déplacement du zoom malheureusement bien audible.

Commodité d’emploi :
Un poids léger de 278 g et une taille minuscule.
On saluera les ingénieurs de Panasonic pour avoir créé un hybride si petit à objectif interchangeable et flash intégré. Cependant, la molette des modes n’est pas suffisamment saillante et elle est trop dure pour la tourner correctement avec le pouce. Globalement, ce format posera problème aux grosses mains.
Ce modèle est un concentré de technologie (écran tactile) et de fonctionnalités (wi-fi, capteur d’inclinaison).
La molette est bien garnie avec les modes PSAM (Programme, Priorité à l’ouverture, Priorité à la vitesse, Mode manuel) les modes Scènes et Filtres ainsi que deux modes personnalisables.
La connexion wi-fi permet le transfert de photos sur un smartphone ou une tablette, le déclenchement à distance en mode Live View et la connexion à votre réseau pour afficher les photos sur un téléviseur ou les imprimer.
Petit, mais costaud.

 

Canon • EOS 1200D 

Prix indicatif : 350 à 400 €

La note de 60 : 13/20

  

 
Synthèse : un reflex pour débutant, qui sera bien secondé par le mode « Scène intelligente Auto » et qui appréciera les accès directs aux différents modes et à certains paramètres de prises de vues. Mais manquent le suivi automatique de sujet en vidéo, l’écran tactile et la connexion wi-fi.

Qualité de l’objectif : il se comporte correctement en grand angle, mais on note une perte importante de piqué en téléobjectif. L’optique limite quelque peu les caractéristiques du capteur 18 Mp.

Restitution des couleurs et balance des blancs : la colorimétrie est respectée en lumière du jour, mais pas en lumière artificielle pour laquelle la balance des blancs (en mode auto) ne récupère pas correctement les dominantes, surtout en lumière type halogène.

Sensibilité : à 800 ISO, le grain se fait sentir et la perte devient gênante à 1 600 ISO. Gros artefacts sur les aplats à 3 200 ISO.

Qualité de l’autofocus : il est efficace en visée optique. Mais la mise au point est difficile en basse luminosité.

Qualité du flash : la portée est intéressante, mais perte rapide du niveau d’éclairement entre le milieu du cliché et les bords.

Qualité des enregistrements vidéo : image globalement de qualité, malgré de légères saccades. Le son souffre d’un bruit de fond important et est pollué par le bruit parasite du zoom. L’autofocus n’assure pas de poursuite des objets en mouvement.

Commodité d’emploi : le viseur ne cadre pas correctement l’image.
Bonne prise en main.
Flash automatique et accès rapide à sa désactivation.
L’accès et la lisibilité des paramètres du menu ne posent aucun problème.
La molette de sélection de mode de prises de vues très riches pour un accès rapide.

 

Sony • Alpha 3000 

Prix indicatif : 265 à 320 €

La note de 60 : 13/20

  

 
Synthèse : difficile à première vue de classer cet appareil photo numérique dans une famille. Hybride ou compact ? Il n’en a pas la taille ! Reflex ? Il n’en a pas le miroir pour la visée optique et… l’accès direct à certains paramètres de prise de vue. Le fabricant le positionne alors dans les appareils photo à objectif interchangeable. Pour les débutants.

Qualité de l’objectif : il est performant en grand angle et téléobjectif. Cependant, on regrettera qu’en pleine ouverture l’homogénéité se dégrade entre le centre et les coins. En grand angle, la distorsion géométrique aux coins est importante.

Restitution des couleurs et balance des blancs : rendu dense et assez chaud. La balance des blancs automatique fait son travail sous la lumière artificielle.

Sensibilité : le bruit est maintenu jusqu’à 1 600 ISO.

Qualité de l’autofocus en visée écran : l’autofocus se cale bien, mais il lui faut beaucoup de temps.

Qualité du flash : sa portée est fiable.

Qualité des enregistrements vidéo : manque de détail, images délavées, pas de point sur l’image. Le son est correct, mais le bruit de fond est assez audible. Autofocus globalement efficace, malgré de très légers flous par instants.

Commodité d’emploi : le mode d’emploi complet – souvent sur CD – n’est même pas dans le carton !
Écran de piètre qualité en définition, bruité en basse luminosité, moirage fréquent et peu fidèle aux couleurs. Dommage, car cet écran au format 16/9e permet d’afficher une colonne d’informations.
En mode tout Auto Intelligent, le flash ne sort pas automatiquement !
Modes scènes facilement accessible et compréhensible.
Recharge par câble USB. Connectique pauvre.

 

Pentax • K-S1 

Prix indicatif : 480 à 540 €

La note de 60 : 11/20

  

 
Synthèse : au-delà des performances techniques de ce reflex, c’est le confort d’utilisation qui refroidira débutant comme amateur.

Qualité de l’objectif : objectif plutôt moyen qui ne valorise pas les 20 Mp du capteur. Moins performant en téléobjectif qu’en grand angle. Le vignettage est prononcé.

Restitution des couleurs et balance des blancs : un rendu flashy et saturé. Que fait la balance des blancs ?

Sensibilité : elle est correctement maîtrisée jusqu’à 1 600 ISO. La sensibilité est en net recul à 3 200 ISO, avec une perte des détails.

Qualité de l’autofocus : les autofocus optique et électronique sur écran ne sont pas des plus qualitatifs.

Qualité du flash : portée correcte et bonne homogénéité.

Qualité des enregistrements vidéo : couleurs, détails, mise au point… tout est moyen dans ses images. Pas de suivi des objets mobiles par l’autofocus. La netteté dépend de la profondeur de champ. En revanche, le son est catastrophique : énormément de bruit de fond et bruit parasite du zoom en action.

Commodité d’emploi : le boîtier offre des angles très nets et la poignée est d’une conception d’un autre temps. Conséquence : la prise en main n’est pas confortable du tout.
Très lourd et déséquilibré.
Compte tenu de l’ergonomie de la poignée, il n’est pas exclu que l’appareil vous tombe de la main !
Parmi les choix souvent hasardeux de design, on appréciera le pad arrière et le déclencheur rétroéclairé.
On regrettera que des paramètres manuels soient encore actifs en mode auto !
Qu’il est bruyant ! Il craque, il grince… le bruit lors de la mise au point est insupportable !