Les drones au banc d’essai

Malgré leur allure de jouets, ces engins volants n’en sont pas vraiment. Découvrez les coulisses, et les principaux enseignements, de notre test comparatif.

Par La Rédaction

Publié le

ingénieur testant un drone en vol

À n’en pas douter, ils trouveront leur place au pied du sapin de Noël : les drones de loisirs suscitent un engouement croissant. D’autant que les premiers prix se vendent à moins de 50 €.

Pour la première fois, 60 Millions de consommateurs a réalisé un banc d’essai de ces engins volants, dont les résultats détaillés sont publiés dans le magazine de novembre. Découvrez les coulisses de ce test en images :

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Autonomie réduite et risques de chute

Mieux vaut connaître les principaux enseignements de notre essai avant de craquer pour l’un ou l’autre de ces modèles.

L’autonomie est assez limitée : dans nos conditions de test, certes assez contraignantes, avec les moteurs tournant à plein régime, sept des onze drones testés tiennent moins de huit minutes en vol. Trois flanchent même avant d’atteindre les cinq minutes ! Il sera donc indispensable de prévoir l’achat d’une ou plusieurs batteries supplémentaires.

Nous avons aussi simulé des situations embêtantes, mais pas si rares : lorsque la batterie est déchargée ou en cas de perte de la liaison radio. Le comportement des drones est parfois problématique : certains modèles arrêtent brutalement le moteur, d’où une chute inévitable ! D’autres atterrissent en douceur là où ils se trouvent – c’est un moindre mal… sauf si l’engin est, par exemple, au-dessus d’un étang ou d’une route ! Il faudra apprendre à éviter ces situations dangereuses.

Les règles de vol passées sous silence

Enfin, notre test met en évidence des lacunes préoccupantes en matière d’information du consommateur. Pas moyen de trouver une quelconque référence à la réglementation des engins volants dans les documents accompagnant neuf des onze drones que nous avons étudiés. Un seul fabricant, Parrot, prend la peine de faire figurer quelques mises en garde sur les situations à éviter (survol de foules, vol en zones protégées…).

Face au manque de volontarisme des fabricants, il est temps de modifier la loi pour rendre cette information obligatoire. C’est d’ailleurs ce que préconise un rapport du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale remis au gouvernement le 21 octobre.

Ne pouvant pas compter sur les fabricants pour l’aider à savoir où faire voler son drone en toute légalité, le consommateur se tournera vers le document d’information publié par la Direction générale de l’aviation civile. Dix principes simples et présentés très clairement « pour voler en conformité avec la loi ». À vos drones…

 

Hervé Cabibbo et Benjamin Douriez

 

 

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Onze drones testés : découvrez notre essai complet

 

Quel drone permet de filmer les plus belles images ? Faut-il préférer un modèle qui se pilote à l’aide d’une manette ou à l’aide d’un smartphone ? Comment voler en toute tranquillité ? Toutes les réponses sont dans l’essai « C’est parti pour la foire du drone », publié dans notre numéro de novembre 2015 (4,60 €, disponible en kiosque ou en version numérique).