Test de dispositifs de géolocalisation
Nous avons testé huit appareils conçus pour repérer les personnes malades (Alzheimer…) susceptibles de s’égarer. Tous ne sont pas simples à utiliser.
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Les appareils de géolocalisation ont été conçus afin de repérer rapidement les personnes susceptibles de s’égarer du fait de leur pathologie – la maladie d’Alzheimer en est une, mais ce n’est pas la seule.
Nous avons testé huit modèles. Ils se présentent sous la forme de médaillon, de montre, de ceinture ou de téléphone et sont équipés d’une balise GPS grâce à laquelle la position de l’utilisateur peut à tout moment être visualisée par la personne qui est chargée de la surveillance (appelons-le l’aidant).
Choisir le modèle adapté à l’état de la personne aidée
Le porteur peut déclencher lui-même le dispositif grâce à un bouton d’alerte s’il ne retrouve plus son chemin et/ou s’il est pris d’une crise de panique. Ces appareils permettent aussi de définir une ou plusieurs limites au-delà desquelles l’alerte est déclenchée automatiquement. Et en cas d’alerte, un SMS contenant la position du porteur est envoyé à l’aidant. Un contact de vive voix, par ligne téléphonique, entre les deux est alors possible avec la plupart des modèles.
Les résultats de nos tests nous amènent à conclure de façon plus positive que lors de notre précédent essai (voir n° 465, novembre 2011). Mais au-delà des performances des appareils, la difficulté consiste à choisir un modèle en adéquation avec les aptitudes de la personne aidée, et son niveau de déclin cognitif. Une réflexion est à engager avec elle et avec l’entourage médical (médecin, gériatre, ergothérapeute, etc.) pour un choix pertinent, gage d’une bonne acceptabilité.
Une prise en main délicate
En effet, la prise en main et l’utilisation de certains de ces appareils sont loin d’être évidentes. La plus ou moins grande aisance de l’aidant avec les nouvelles technologies doit aussi être considérée, notamment si l’appareil est acheté sans abonnement. Dans ce cas, il revient à l’utilisateur de configurer lui-même la carte Sim fournie par son opérateur : si vous n’êtes pas très technophile, il sera préférable de vous faire aider, pour le paramétrage, par un vendeur ou un proche familier des objets connectés.
Erwan Le Fur. Ingénieurs : Antoine Champion, Thierry Martin. Juriste : Françoise Hébert-Wimart
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