Test de drones : c’est parti pour la foire du drone

Les drones ne sont pas des jouets. Leur pilotage est délicat, réaliser de jolies vidéos coûte cher et leur utilisation est strictement réglementée.

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un drone
Getty Images/iStockphoto

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Le deuxième constructeur mondial de drones de loisirs est français. Il s’appelle Parrot. Dauphin du chinois DJI, il affichait une progression de ses ventes de 356 % au premier trimestre 2015. Il profite de l’engouement du public pour les aéronefs télépilotés – c’est la dénomination officielle de la Direction générale de l’aviation civile. Ce succès est récent : le premier prototype de drone Parrot est apparu sur le marché il y a cinq ans à peine !

Du temps et de la dextérité

Historiquement, le drone est un appareil militaire aérien inventé par l’armée américaine au début des années 2000 pour la reconnaissance de terrain et le combat. Un appareil sans pilote, car commandé à distance par un opérateur, parfois à des milliers de kilomètres. L’appareil s’est décliné par la suite en drone civil pour des missions d’intérêt public comme la prévention d’incendies ou la destruction de nids de frelons. Puis en drone spécialisé dans la prise de vue, pour le cinéma et la télévision, ou diverses missions de surveillance.

Aujourd’hui, le drone de loisirs propose une activité 100 % ludique, qui repose sur le plaisir du pilotage et la prise de vue aérienne. Cette dernière constitue la principale promesse de l’appareil au vu des innombrables vidéos qui inondent Internet et les réseaux sociaux. Avec un drone en effet, les selfies se déclinent en « dronies » – des autoportraits réalisés depuis un drone.

Mais le plaisir de piloter, au sens large, compte également. La plupart sont conçus pour des manoeuvres spectaculaires : loopings, piqués et changements de directions abrupts. Bref, le drone est bien souvent un acrobate doué, capable par exemple de tourner sur lui-même en plein vol. Les drones de loisirs affichent des prix allant de 25 € à quelques milliers d’euros.

Notre laboratoire a testé des modèles mini à moins de 200 €, ainsi que trois modèles de la catégorie supérieure, entre 500 € et 760 €. Dans tous les cas, faire voler son appareil dès la première minute n’est pas forcément chose aisée. C’est l’un des enseignements de nos tests : le drone de loisirs n’est pas un jouet, même s’il en a toutes les caractéristiques. Il reste d’ailleurs déconseillé aux moins de 14 ans. C’est un appareil qui a des capacités technologiques réelles demandant du doigté et un temps de prise en main.

Il peut être judicieux de réaliser cet apprentissage auprès d’une des nombreuses associations de “dronistes”, afin de tirer le meilleur parti de sa machine. Mais également apprendre les rudiments de ce qui est possible ou pas d’un point de vue légal.

Des interdictions nombreuses

Depuis qu’en début d’année, le survol de plusieurs centrales nucléaires ou encore du palais de l’Élysée ont défrayé la chronique, plus personne n’ignore que les drones n’ont pas leur place au-dessus des sites sensibles. Mais les interdictions sont, en réalité, bien plus larges.

Téléchargez les résultats de notre essai sur les drones :
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En complément à cet essai comparatif, découvrez dans ce rapport les points forts et les points faibles des appareils décortiqués par notre centre d’essais :

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