Le grand match des petits déodorants
Une certaine confusion règne entre déodorants spray petit format, compressés et “pocket”. Nous avons compté leur quantité d’actifs.
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Dans les rayons des supermarchés, s’affrontent deux catégories de déodorants en aérosol de petit format, ceux qui s’affichent comme « compressés », contre ceux qui portent la mention « pocket ».
Dans tous les cas, leur volume est de 100 ml, contre généralement 200 ml pour un format classique. D’où une possible confusion, alors que leurs revendications diffèrent. Commercialisé par Nivea, un pocket est une déclinaison d’une référence de la marque dans un format de voyage qui doit donc contenir, logiquement, deux fois moins d’actifs.
En revanche, les compressés s’appuient sur une technologie qui se veut innovante et revendiquent la même utilisation qu’un format classique. De ce fait, ils devraient être vendus au même prix. Les enjeux sont tels qu’Unilever, le groupe qui a lancé les compressés, a brandi la menace du procès pour contraindre Nivea à modifier le packaging de ses pocket.
Pour départager compressés et pocket, nous avons effectué un comptage, en alternant des pulvérisations de deux secondes et des agitations, à partir d’un flacon plein.
Nous avons procédé de même avec la même référence de format classique, puis calculé l’écart entre les deux valeurs obtenues. Cette opération a été réalisée avec deux exemplaires de chaque référence.
Promesse tenue
Au terme de notre test, les compressés ont réussi leur pari. Pour les trois références Rexona, Dove et Axe (trois marques Unilever), l’écart entre les deux valeurs est négligeable.
Pour la référence Manava, il est légèrement plus important, en défaveur du compressé. Quant au pocket de Nivea, son nombre de pulvérisations est bel et bien divisé par deux, comparé au format classique. On regrette que son prix ne le soit pas aussi.
Victoire N’Sondé. Ingénieur : Kevin Fournier
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