Test d’eaux micellaires
Que valent les eaux micellaires comme démaquillant ? Nous en avons testé 15. Efficaces pour la plupart, elles ne sont pas toutes sans reproches.
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Un lait, une mousse ou une huile ? Choisir un démaquillant vire souvent au casse-tête. De surcroît, depuis l’arrivée des eaux micellaires qui occupent désormais une belle place sur les présentoirs. Certaines consommatrices restent fidèles à la douceur d’un lait ou d’une huile, quand d’autres, de plus en plus nombreuses, succombent à la sensation de fraîcheur des eaux micellaires.
Des atouts… et des limites
Mais au-delà du plaisir ressenti, y a-t-il un intérêt cosmétique à privilégier une texture plutôt qu’une autre ? Oui, juge Isabelle Benoît, directrice scientifique de la marque Bioderma. « En fonction de la nature de la peau, certaines formes galéniques ne sont pas recommandées. A priori, les produits moussants sont exclus pour les peaux sèches car ils sont desséchants. Quant aux personnes à peaux grasses, elles n’iront pas spontanément vers des laits. »
Et les eaux micellaires dans tout ça ? « Ce sont les produits les moins segmentants. Ils conviennent au plus grand nombre car ils ont été développés sur les peaux sensibles », plaide la responsable de Bioderma. Et pour cause ! Sa marque revendique l’invention des eaux micellaires et reste leader dans cette catégorie de démaquillants.
Pour en avoir le cœur net, 60 Millions a voulu faire le point sur les atouts et aussi les limites de ces eaux micellaires si séduisantes. Nous avons passé en revue quinze références vendues en parapharmacies, en grandes surfaces ou dans de grandes enseignes du cosmétique.
Un marketing trompeur
Côté marketing, il faut reconnaître que les eaux micellaires présentent bien. Leurs flacons transparents laissent entrevoir un liquide aussi clair que de l’eau. Le marketing autour des eaux micellaires – à commencer par leur appellation – suggère que ces produits sont essentiellement composés d’eau.
Bioderma accole même le terme “H2O” (le nom chimique de la molécule d’eau) à son produit. Surfant sur le champ lexical scientifique, Bioderma qualifie son produit de « solution » micellaire. C’est toujours mieux que la dénomination « eau » qui évoque, à tort, la pureté et n’incite pas le consommateur à regarder dans le détail quels sont les tensioactifs, conservateurs, etc. qui entrent dans la composition du produit.
On saluera la sobriété de marques comme Avène qui présentent leurs produits micellaires pour ce qu’ils sont : des lotions.
Des ingrédients à éviter
Côté efficacité, il ressort de notre essai que ces eaux remplissent globalement leur rôle de démaquillant. Pour le respect des peaux sensibles, en revanche, diverses sensations d’inconfort (rougeurs, tiraillements…) sont parfois déplorées.
Mais le principal motif de déception réside dans les listes d’ingrédients. Car certaines lotions micellaires, si transparentes, cachent des allergènes et des conservateurs indésirables.
Victoire N’Sondé. Christian de Thuin, docteur en pharmacie.
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