Test de crèmes solaires : passez l’été sous haute protection
La majorité des dix crèmes solaires testées respectent le niveau de protection annoncé. Mais elles contiennent trop d’ingrédients indésirables.
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[[asset:image:2347 {« mode »: »full », »align »: »null », »field_asset_image_copyright »:[« Thinkstock »]}]]La protection des consommateurs, c’est une mission essentielle de 60 Millions. Et c’est la raison pour laquelle nous assumons pleinement, le cas échéant, d’aller au-delà de la réglementation ou des normes en vigueur.
Ainsi, dans nos tests, nous n’hésitons pas à dégrader la note d’un cosmétique incorporant des ingrédients suspectés de présenter des risques sanitaires, dès lors que les soupçons sont suffisamment étayés sur le plan scientifique. Et ce, même si ces ingrédients sont autorisés par la réglementation européenne, ce qui est encore le cas pour plusieurs crèmes solaires que nous venons de tester.
Doutes sur la méthode in vivo
Dans ce nouvel essai, nous avons pris le parti de reconsidérer le protocole qui juge de l’efficacité des crèmes solaires. Par le passé, nous avions recours à une méthode dite in vivo (sur le vivant). Schématiquement, les tests consistent à appliquer la crème solaire sur une zone de la peau de personnes volontaires et d’exposer cette zone à des rayonnements ultraviolets. Un facteur de protection solaire (FPS, ou SPF en anglais) est ainsi obtenu. Il correspond à la dose minimale d’UVB qui produit un coup de soleil.
Mais, en 2012, des travaux de recherche ont suggéré que, dans certaines formules, l’incorporation d’anti-inflammatoires ou les propriétés anti-inflammatoires intrinsèques de certains filtres UV pouvaient retarder le rougissement de la peau et, ainsi, surestimer le niveau réel de protection solaire conféré par la crème (voir n° 484, juillet-août 2013).
Même si cette méthode in vivo est normalisée, il nous est aujourd’hui impossible de continuer à l’utiliser en faisant fi de ses biais potentiels. Les interrogations scientifiques fragilisent une telle approche, qui pose déjà des questions d’ordre éthique puisqu’elle soumet des êtres humains à des rayons ultraviolets.
Des produits sous surveillance
En 2013, nous avions donc eu recours à une autre méthode, dite in vitro – réalisée en l’occurrence sur des plaques de polymères –, qui évite ce biais. Un test in vitro différent est également à l’étude au sein de l’Organisation de normalisation internationale ISO.
En 2015, pour asseoir nos résultats, nous avons donc décidé de faire nos mesures avec ces deux tests in vitro. Notre choix est conforté par le fait que, bien avant nous, en 2008, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait déjà opté pour des tests in vitro afin d’effectuer une surveillance du marché des produits solaires, des tests de plus en plus utilisés par des laboratoires de contrôle européens.
Enfin, de son côté, dans des recommandations établies en 2006, la Commission européenne juge, elle aussi, que « la préférence devrait être accordée aux méthodes d’essai in vitro ». En pratique, dans notre essai, nous avons sélectionné dix produits solaires classés « haute protection ». Bonne nouvelle : au final, le niveau de protection solaire annoncé par la majorité des références est confirmé par nos mesures. Lisez plutôt.
Téléchargez notre essai de crèmes solaires « haute protection » :
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