Test de démaquillants

Lingettes, laits et eaux micellaires : dans l’ensemble, ces produits sont plutôt efficaces. Mais certains contiennent trop d’ingrédients indésirables.

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Une femme applique une lotion sur un coton
Getty Images/Purestock
Une femme applique une lotion sur un coton

Retirer le maquillage et débarrasser la peau des salissures qui se sont accumulées dans la journée, efficacement et en douceur : telle est la mission quotidienne que de nombreuses femmes confient à leur démaquillant. Comment ces produits la remplissent-ils ?

Les formes galéniques ne cessent de se diversifier. Laits, crèmes, huiles, eaux, mousses, gels… Le choix d’une formule ou d’une autre est essentiellement affaire de goût. Certaines femmes apprécieront la fraîcheur d’une eau, tandis que d’autres préféreront le côté riche et généreux d’un lait. Les principes de base sont toujours les mêmes : des tensioactifs dilués dans une solution à dominante aqueuse ou grasse.

Les tensioactifs sont des substances lavantes, dont la caractéristique est de s’associer à la fois avec des corps aqueux et des corps gras. Ainsi, ils accrochent les molécules de maquillage et les saletés, le plus souvent grasses, et les emportent dans l’eau. S’ajoutent des composés annexes pour stabiliser le mélange, lui donner la texture souhaitée, le parfumer, améliorer sa conservation, ou lui adjoindre des propriétés hydratantes, apaisantes…

Du lait, de l’eau ou les deux

Nous avons choisi de tester les trois familles de démaquillants les plus vendues : laits, lingettes et eaux micellaires. Et nous avons sélectionné les principales marques du marché, dans des gammes variées (du hard discount au luxe) et différents circuits de vente (parapharmacie, grande distribution, parfumerie…). Cinq d’entre eux présentent un label bio.

Les laits sont les produits démaquillants les plus traditionnels. Des formules souvent complexes leur permettent d’avoir une texture onctueuse et stable. Les eaux micellaires doivent leur nom aux micelles, assemblages sphériques microscopiques des tensioactifs qu’elles contiennent. Elles ont fait leur apparition en 1991, avec la toujours célèbre H2O de Bioderma, mais, outre que cette marque n’a de bio que le nom, ces produits ne contiennent pas uniquement de l’eau. Quant aux lingettes, ce sont des supports textiles, déjà imprégnés d’un produit de démaquillage, lait ou eau.

Des substances indésirables

Au vu de nos résultats, nous recommandons de prendre l’habitude d’éliminer à l’eau tout démaquillant après emploi, même si tous les fabricants n’en donnent pas la consigne, voire indiquent le contraire. Nous avons estimé que la composition de près de la moitié des produits testés est problématique. En effet, substances potentiellement allergènes, irritantes et autres ingrédients indésirables figurent trop souvent au menu. Ce qui est regrettable pour des produits cosmétiques et d’hygiène, dont on attend une parfaite innocuité.
 
Notre étude révèle toutefois des produits recommandables, notamment parmi les marques de parapharmacie, mais aussi dans le hard discount. Voilà qui devrait ravir les plus soucieuses de leur porte-monnaie.

Téléchargez les résultats complets de notre test de 27 démaquillants :

Test de démaquillants
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