Test de déodorants
On trouve enfin sur le marché de bons déodorants ne contenant pas de sels d’aluminium. C’est la bonne nouvelle de cet essai.
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Cet essai de déodorants et autres produits antitranspirants en spray réjouira celles et ceux qui souhaitent éviter les sels d’aluminium par principe de précaution. Car certains des produits que nous avons testés donnent entière satisfaction, sans pour autant incorporer ces ingrédients controversés.
Puisque les sels d’aluminium ne sont plus indispensables pour obtenir un produit efficace, autant s’en passer sans attendre l’issue d’un débat scientifique sans fin.
Les risques ne sont pas tranchés
En effet, les études et rapports se multiplient, tantôt inquiétants, tantôt rassurants, mais la question des risques liés à l’application d’antitranspirants contenant des sels d’aluminium n’est toujours pas définitivement tranchée. Une seule certitude : à fortes doses, l’aluminium est neurotoxique.
Pour autant, il n’y a pas de relation de causalité clairement établie entre l’exposition à l’aluminium via les produits antitranspirants et l’apparition de pathologies neurodégénératives comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson, juge le Comité scientifique sur la sécurité du consommateur (SCCS, selon le sigle anglais).
Dans cet avis, rendu en mars 2014, cette instance de la Commission européenne ne se prononce pas non plus sur d’éventuels liens entre produits antitranspirants et risque accru de développer un cancer du sein. « En l’absence de données pertinentes sur la pénétration cutanée de l’aluminium […], le risque ne peut être évalué », conclut le SCCS… contre toute attente.
Cet avis contredit en effet un rapport rendu en 2011 par l’Agence française du médicament (en charge également des cosmétiques). Sans statuer quant aux liens entre l’exposition à l’aluminium et l’apparition de certaines pathologies, l’Agence (désormais appelée Agence nationale de sécurité du médicament ou ANSM) considère que « l’exposition à des produits antitranspirants avec des concentrations de 20 % de chlorhydrate d’aluminium [formule la plus courante pour ce type de produits] ne permet pas d’assurer la sécurité sanitaire des consommateurs dans les conditions normales d’utilisation ».
À l’attention des industriels, l’agence a fixé des seuils limites en sels d’aluminium, à ne pas dépasser. Elle recommande par ailleurs aux consommateurs de ne pas appliquer de produits contenant des sels d’aluminium après le rasage et en cas de lésions de la peau de type microcoupures.
Une démarche vertueuse s’engage
Sollicitée par 60 Millions, l’ANSM persiste et signe. « Les conclusions du SCCS ne sont pas de nature à modifier les recommandations françaises », indiquent ses services. Problème : l’avis de l’ANSM n’est pas contraignant pour les industriels. Et nos analyses montrent que certains d’entre eux continuent à vendre des antitranspirants qui dépassent allègrement le seuil qu’elle a fixé.
Heureusement, d’autres s’engagent dans une démarche plus vertueuse avec succès. Lutter contre la transpiration sans sels d’aluminium, c’est désormais possible. Lisez plutôt.
Victoire N’Sondé
Ingénieur : Kevin Fournier
Téléchargez les résultats complets de notre test de déodorants et antitranspirants en spray :