Tests de maquillages et masques d’Halloween

Propylparaben, bisphénol A, phtalates, allergènes… Nous avons détecté des substances à risques dans du maquillage et des masques pour enfants.

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Des enfants déguisés pour Halloween
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Deux enfants déguisés pour halloween portent des sucettes en forme de citrouilles à leur bouche

Le masque du petit-fils de Dark Vador ou un maquillage blanc et noir de sorcière ? À l’approche d’Halloween, les enfants sont à la recherche du déguisement le plus horrible à exhiber le soir du 31 octobre. Mais après avoir pris connaissance de notre essai, ce sont les parents qui vont faire la grimace.

Car si les fabricants rivalisent d’inventivité dans l’effroi, la plupart oublient l’essentiel : garantir la totale sécurité des jeunes utilisateurs en excluant toutes les substances sur lesquelles pèsent des soupçons de toxicité. Faut-il rappeler que les organismes en développement des enfants et des adolescents sont particulièrement sensibles à certains composés toxiques, avec des répercussions possibles à l’âge adulte (risques d’allergie, de perturbations endocriniennes, c’est-à-dire du système hormonal, etc.) ?

Des maquillages inquiétants

Nos experts ont été épouvantés devant la plupart des listes d’ingédients des produits de maquillage de notre essai. Entre autres substances à risques, ils ont détecté ici du propylparaben, un perturbateur endocrinien potentiel, là, du BHA, un antioxydant classé « cancérogène possible » par le Centre international de recherche sur le cancer, ou encore de la méthylisothiazolinone (MIT), très allergisante…

Du côté des masques de déguisement, le constat est moins alarmant. La composition étant absente des étiquettes, nous avons dû mener des analyses en laboratoire. Résultat : la majorité des masques sont recommandables, parfois sans aucune réserve, sinon pour un usage ponctuel.

Nos analyses ont néanmoins révélé la présence de bisphénol A, un perturbateur endocrinien, dans un masque. Dans un autre, c’est le DEHP, l’un des phtalates les plus préoccupants, qui a été mis en évidence. Dans les deux cas, les teneurs sont en dessous des limites réglementaires. Ce qui ne suffit pas à nous rassurer, car on sait que la toxicité de ces substances peut s’exercer à faibles doses…

Du bisphénol A dans un masque

L’exemple du bisphénol A est emblématique. Alors que son utilisation est interdite dans les contenants alimentaires vendus en France, comment expliquer qu’il reste autorisé dans des masques placés au contact de la bouche des petits ? Une réglementation plus stricte concernant le maquillage et les articles de déguisement destinés aux enfants s’impose.

Victoire N’Sondé. Ingénieur : Kévin Fournier.

Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de l’essai comparatif :

Tests maquillages et masques d’Halloween
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