Test de lampes connectées

En plus d’éclairer, les ampoules connectées créent des ambiances programmées, scénarisées, personnalisées. Nous en avons testé dix-sept.

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Une pièce - table basse, fauteuil - est baignée dans une lumière douce
Getty Images/iStockphoto
Une pièce - table basse, fauteuil - est baignée dans une lumière douce

Le rayon lampes est dynamisé par l’arrivée de nouvelles ampoules connectées. Il s’agit encore d’un petit marché – environ 110 000 ampoules vendues en 2016 – mais la progression est forte, avec un doublement des ventes sur le premier semestre 2017 par rapport à celui de 2016.

Cette évolution s’accompagne d’une baisse des prix, la moyenne pour une lampe étant passée de 40 à 33 € sur la même période (source GfK, Panel market France 2017). C’est un grand nom de l’éclairage, Philips, qui a ouvert la voie en 2012. La Philips Hue ne cesse de proposer des
 « expériences nouvelles » d’ambiances lumineuses. Dans la foulée, d’autres entreprises se sont lancées, venant plutôt de l’univers de la maison (Ikea) et de la domotique (AwoX, BeeWi, Lifx…). Les lampes ne sont, en effet, qu’un de ces nouveaux objets qui doivent rendre nos demeures intelligentes.

À quoi ça sert ?

Faire varier l’ambiance à distance
Les ampoules connectées proposent de nombreuses options qui tournent toutes autour de l’éclairage. Les plus simples sont de couleur blanche, comme les autres ampoules. Mais l’utilisateur peut faire varier leur intensité lumineuse. Jusque-là, on avait besoin de tourner le bouton d’un variateur associé au luminaire pour obtenir une lumière plus ou moins tamisée. Il est désormais possible de le faire à distance, sans avoir à quitter son canapé.

Voir la vie en rose, en bleu…

Autre option, changer la température de la lumière. On peut ainsi passer d’un blanc froid à un blanc neutre ou à un blanc chaud et donc modifier l’ambiance d’une pièce. D’autres produits proposent de jouer avec les couleurs et de répondre à vos envies de tout voir en bleu, en rouge, en rose… En complément des couleurs unies, les lampes proposent des ambiances prédéfinies : « aurore boréale », « brise de montagne », « soirée cinéma » ou « bonne nuit »…

Philips a, par ailleurs, annoncé qu’à partir de décembre, ses modèles pourraient être synchronisés avec le film que l’on regarde, le jeu auquel on joue ou la musique que l’on écoute. La firme prétend ainsi nous faire accéder à un « nouveau niveau d’immersion spatiale ».

Les fabricants proposent aussi de programmer un allumage et une extinction, par exemple pour simuler une présence dans une maison inoccupée. Plus besoin de laisser une lampe allumée pendant toutes les vacances, il suffit de prévoir l’heure à laquelle elle s’éclairera et s’éteindra chaque jour. On peut également envisager une extinction automatique à partir d’une certaine heure. Ou un allumage automatique à l’heure du réveil. Moins brutal, l’allumage progressif avec des couleurs simulant le lever du soleil.

Des taches spécifiques
Des versions plus sophistiquées permettent de mettre en place des tâches conditionnées. Exemple : S’il fait moins de 0 °C à l’extérieur, allumer la lampe en bleu ; ou, en cas d’appel manqué sur le portable, changer la lumière en rouge. Par ailleurs, il existe des ampoules qui présentent d’autres fonctionnalités grâce à l’association avec un autre produit : sonorisation (ampoule et haut-parleur), détection (ampoule et détecteur de fumée), surveillance (ampoule et caméra), diffusion d’huiles essentielles (ampoules et diffuseur)… Mais il s’agit d’ampoules hybrides et nous les avons volontairement exclues de notre étude…

Fanny Guibert. Ingénieur : Thierry Martin

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