Test de téléviseurs 126 et 139 cm
La qualité d’image est bonne sur nos douze grands téléviseurs. Mais nos tests révèlent surtout un manque de simplicité de fonctionnement.
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Au rayon des téléviseurs, une norme chasse l’autre à vitesse grand V… Alors que certains appareils haute définition (Full HD) faisaient encore partie de notre sélection récemment, nos essais TV de 2018 privilégient la technologie ultrahaute définition (UHD) pour les douze modèles testés. L’UHD, parfois appelé 4K, domine le marché, malgré le nombre encore minoritaire de contenus accessibles dans ce format, même si les sites de streaming (Netflix, Youtube, Amazon Prime…) relèvent le niveau.
Les prix font le grand écart
Dans un secteur en croissance, les fabricants proposent des technologies d’affichage pointues et alléchantes, comme l’Oled. Il s’agit d’une trame de diodes électroluminescentes qui permet de se passer du rétroéclairage et donc de proposer des écrans d’une finesse incomparable, offrant par ailleurs un très bon contraste. Autant d’atouts qui rendent ce saut technologique très désirable – et fort coûteux – pour le consommateur, ainsi que pour la concurrence, qui invente des appellations très proches (comme le QLED, de Samsung).
Le modèle Oled intégré à notre banc d’essai est de loin le plus onéreux. Ainsi, dans notre échantillon constitué de modèles 50 ou 55 pouces (environ 126 à 139 cm de diagonale), les prix font le grand écart : de 350 à 1 600 €, il y en a pour tous les budgets… mais pas pour la même qualité !
Qualité vidéo : donne-moi ta source
- Décodeur TNT ou prise HDMI ? Nous avons testé les appareils sur les deux entrées vidéo, utilisées pour notre consommation quotidienne d’images. La plupart de nos essais sont effectués en deux temps : d’abord sur des téléviseurs tout juste déballés de leur carton, sans qu’aucun réglage supplémentaire ne soit réalisé, ensuite après optimisation de l’image par nos experts, afin de révéler tout le potentiel des téléviseurs.
- Le LG Oled remporte le match en TNT avec un excellent niveau de détails, un très beau noir, un bon contraste qui donne vie aux images et des couleurs denses qui restent naturelles.
- Les deux Samsung s’alignent sur cette qualité vidéo, mais seulement après avoir optimisé les réglages. Idem pour le Sony, qui suraccentue les détails et sature les couleurs. Sans aucun ajustement, l’image de ce téléviseur reste lumineuse et artificielle. Il faut aussi vraiment jouer avec les réglages du modèle de Philips pour rattraper le manque de détails, la dérive des couleurs et le contraste approximatif, et obtenir une image… correcte. Conclusion : la vidéo de votre téléviseur a un potentiel de qualité d’image supérieur à celui que vous aurez lors d’un premier usage sans rien paramétrer…
Coralie Garandeau. Ingénieur : Thierry Martin
Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de notre essai publié dans le n° 542 de 60 Millions (novembre 2018) :