Comment se débarrasser des poils de chien et de chat

Selon les races, chiens et chats perdent leurs poils naturellement, mais ils envahissent parfois la maison. Nos conseils pour en venir à bout.

Par Véronique Julia

Publié le

Un maître brosse son labrador
Getty Images/iStockphoto

Longtemps, nos chiens et chats ont dormi dehors et subi les variations de température. Leur pelage s’adaptait et ils muaient deux fois par an. Le poil d’hiver tombait en quantité en mars pour céder la place à une robe de printemps plus légère. Et en septembre, une fourrure plus épaisse remplaçait le pelage d’été pour affronter l’hiver. 

Les animaux domestiques étant davantage chouchoutés aujourd’hui, « cette mue saisonnière est moins marquée, constate le docteur Claude Paolino, vétérinaire et président de la fédération Vétérinaires pour tous. Elle reste vraie pour un chien ou un chat qui vit beaucoup en extérieur, mais joue moins pour ceux qui sortent peu et vivent en permanence à environ 20 °C. Ceux-là perdent un peu plus de poils que d’habitude au moment des changements de saison, mais leur mue est davantage étalée sur l’année. » 

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Caniche et bichon perdent peu de poils

La quantité de poils perdus durant ces renouvellements pileux varie selon les races, mais aussi l’âge, l’alimentation et les fluctuations hormonales de l’animal : une femelle perdra plus de poils après la naissance de sa portée. Si les races à peau nue (chat sphynx, chien nu chinois…) n’ont pas de fourrure, d’autres – bichon frisé, caniche, shih tzu, yorkshire-terrier et foxterrier – sont réputés perdre peu de poils. Ceux du caniche et du bichon poussent vite et tombent peu. Ils doivent être tondus régulièrement. 

Chiens et chats : bien les nourrir et bien les soigner

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À l’inverse, les races nordiques, comme le husky, le malamute et le terre-neuve, ont un pelage très épais, caractérisé par une double couche (une fourrure dense et des sous-poils abondants), qui peut entraîner une chute de poils impressionnante lors de la mue. Celle-ci sera plus ou moins visible selon le type de pelage : un poil ras se « pique » dans tous les tissus de la maison (tapis, moquettes…), tandis qu’un poil long ou frisé s’accroche plutôt au reste de la fourrure et forme des nœuds, pouvant conduire à devoir tondre l’animal. 

Des croquettes contre les boules de poils

Le chat a l’avantage de faire sa toilette, à son détriment parfois, puisqu’en se léchant, il avale des poils, qui forment des boules dans son tube digestif et peuvent le faire vomir ou le constiper. Pour éviter ces troubles, des croquettes « hairball » (anti-boules de poils) sont disponibles dans le commerce. Riches en fibres, elles facilitent l’évacuation de ces boules par les intestins. 

Les prix sont très variables : les Ownat Classic Hairball anti-boules de poils pour chat adulte coûtent 3,75 € le kilo, alors que les Bab’in chat adulte boules de poils s’affichent à 13,50 € le kilo et les Royal Canin Hairball Care pour chat à 16,50 € le kilo. Des compléments alimentaires administrés quotidiennement peuvent également l’aider à éliminer, comme le Gel oral Vetoquinol Care boules de poils (entre 13 et 15 € le tube de 120 g) ou l’Easypill boules de poils (9,50 € la boîte de 20). 

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Des embouts spécial poils pour les aspirateurs 

Pour venir à bout de tous ces poils, la plupart des marques d’aspirateurs proposent des appareils spécifiques, à l’instar du Thomas Pet and Family Aqua+ (349 €), des aspirateurs spécial poils d’animaux de Hoover (entre 89 et 250 €) ou de l’aspirateur portable sans fil Bissell Pet Hair Eraser (environ 130 €). 

Des embouts universels spécial poils, munis d’une brosse dédiée, s’adaptent également à vos aspirateurs traditionnels (autour de 15 €), de même que des kits de toilettage, pour aspirer les poils directement sur l’animal (compatibles avec l’aspirateur type Dyson V7/8/10/11, ou le Proscenic P10/P10 PRO/P11, de 25 à 75 €). Le bruit de la machine peut toutefois les perturber et rendre le geste difficile.

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Le brossage régulier reste l’arme la plus efficace

La meilleure prévention reste le brossage régulier de votre animal, « au minimum une fois par semaine », insiste le Dr Paolino, qui préconise même « deux à trois fois par semaine voire plus pour les animaux à poil long ». Il se fait avec une brosse souple en caoutchouc, un peigne métallique, un râteau ou même une étrille, selon la nature et l’épaisseur des poils (de 5 à 50 €). 

Des gants de brossage en caoutchouc permettent même de brosser tout en câlinant l’animal, comme le Vetocanis gant de toilettage en silicone 4 en 1 pour chien et chat (autour de 9 €). Pour que ce geste régulier soit bien vécu, il faut l’habituer dès le plus jeune âge, avec des séances courtes au début. Et garder en tête qu’un brossage agressif peut blesser ou irriter la peau. 

Perte de poils : à partir de quand dois-je m’inquiéter ?

 Une chute de poils excessive accompagnée de plaques sur la peau, de boutons, de démangeaisons doit conduire à consulter un vétérinaire, car elle peut être liée à des parasites, des piqûres d’insecte, des champignons, du stress, un trouble hormonal, une allergie, une carence alimentaire ou même un cancer de la peau. Dans le cas d’un parasite, il prescrira un produit antiparasitaire et une huile de soin pour apaiser les démangeaisons ; ou vous conseillera des compléments alimentaires à base de vitamines, de minéraux et d’acides gras essentiels (oméga-3 et 6), qui favoriseront la repousse.