Test de sièges auto pour enfants
Nos tests menés sur 25 modèles de sièges auto sont globalement rassurants. Mais la facilité d’utilisation n’est pas toujours au rendez-vous.
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En 2015, près de la moitié des enfants de moins de 3 ans ont déjà voyagé mal attachés ou pas attachés du tout… Soit 9 % de plus que l’année précédente. Ce chiffre, publié par les fabricants de sièges auto réunis au sein de la Fédération française des industries jouet-puériculture, confirme une fois de plus l’importance de bien choisir le siège auto pour son enfant, mais aussi de bien l’installer et de bien l’utiliser.
Reste que, pour les parents, le choix d’un siège à la fois confortable pour leur enfant et garant d’une sécurité maximale relève souvent du casse-tête. D’autant qu’il existe actuellement deux réglementations de sécurité distinctes.
Deux standards de sécurité cohabitent
Avec l’homologation R44/04, la plus ancienne, les sièges sont classés par groupes en fonction du poids de l’enfant (groupes 0, 0+, 1, 2, 3). Mais, depuis le 1er juillet 2013, les sièges les plus récents respectent la nouvelle réglementation i-Size (R129), qui prend en considération non plus l’âge ou le poids de l’enfant, mais sa taille.
En rayon, on trouve donc des sièges obéissant à l’un ou l’autre standard. Dans notre comparatif, c’est par exemple le cas entre le Bébé Confort Citi, destiné aux moins de 13 kg, et le Joie i-Gemm, pour les enfants mesurant entre 40 et 85 cm. Les sièges i-Size sont soumis à des tests plus poussés, s’agissant des chocs latéraux. Ils permettent aussi à l’enfant de voyager dos à la route, une position plus sûre, jusqu’à l’âge de 15 mois contre 9 mois auparavant. Mieux vaut donc privilégier ces modèles plus récents. Mais il y a une condition : les sièges i-Size nécessitent un véhicule équipé d’un système Isofix. Ce système d’accroche des sièges auto est obligatoire sur toutes les voitures neuves vendues depuis 2011.
Votre enfant grandit, son siège aussi…
Encore faut-il que le siège corresponde bien à la taille de l’enfant. Même si le coût est non négligeable, cela implique d’en changer régulièrement. On attend d’un siège qu’il soit bien adapté à la morphologie de l’enfant, doté d’une bonne fixation à la banquette arrière, d’une ceinture ou d’un harnais bien positionné sur l’enfant, d’une housse épaisse et d’appuie-tête latéraux moelleux, d’une coque amovible si l’on veut transporter le bébé hors de la voiture sans le réveiller et, bien sûr, qu’il soit facile à installer et à manipuler. Rien de tel que des tests d’experts pour savoir quels modèles correspondent le mieux à toutes ces attentes.
Ceux dont nous présentons les résultats ont été réalisés par le Touring club suisse (TCS). Il teste les sièges pour enfants depuis 1968, c’est dire son expérience. Plus de 600 sièges sont déjà passés au crible, sachant que chaque phase de tests dure près de neuf mois (pour un coût proche de 644 000 €). De quoi pointer clairement les modèles réellement recommandables et ceux qu’il faut absolument éviter. Bonne route.
Patricia Chairopoulos. Ingénieur : Charles Babin
Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de l’essai comparatif :