Test de couches bébé : à quand l’absence de résidus toxiques ?

Notre nouvel essai de couches-culottes révèle des améliorations. Mais trop de produits contiennent des résidus à risque, même avec des labels écolos.

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bébé avec une couche-culotte
bébé avec une couche-culotte

Un an après ses premières analyses, 60 Millions de consommateurs a réalisé une nouvelle batterie de tests sur des couches. De nouveaux venus sur le marché revendiquent un « zéro résidu toxique ». Mais ces marques sont-elles vraiment exemptes de ces produits ? Pampers a-t-elle tiré les enseignements de son mauvais classement en 2017 ?

Les résultats varient entre notre essai de 2017 et celui de 2018 et sont encourageants : le nombre de couches ne contenant aucune trace de résidus de pesticides, ou de composés organiques volatils (COV) ou halogénés (AOX), est plus important cette année. De plus, aucune référence ne présente de traces de dioxines.

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Nos analyses révèlent que les couches Pampers ne présentent plus de ces résidus toxiques. Une bonne nouvelle qui prouve que l’objectif « zéro résidu toxique » est atteignable, et cela dans des délais relativement courts.

Mots d’enfant et Love & Green déçoivent

Toutefois, encore un tiers des couches analysées en contiennent. À notre grande surprise, les marques Mots d’enfant (des supermarchés E. Leclerc) et Love & Green, qui s’étaient illustrées en 2017 par l’absence de résidus à risques toxiques, ne confirment pas leurs bons résultats passés.

Cette forte différence s’explique du côté de Love & Green par un changement de sous-traitant.

La marque précise qu’elle a désormais remplacé la couche que nous avons testée par une autre référence, qui bénéficie de l’écolabel européen. Nous n’avons pas analysé ce produit, mais ce label, comme le Nordic Swan Ecolabel affichée par la marque Pommette (Intermarché), ne garantit pas l’absence totale de pesticides.

Pesticides issus de l’usage de matières végétales ?

En effet, ces labels imposent le recours à l’agriculture biologique pour le coton, mais pas le maïs. Or, les fabricants de couches écolos limitent la part des matières plastiques dans leurs produits, au profit des matières végétales, de l’amidon de maïs notamment.

C’est une démarche intéressante sauf que, pour la culture de plantes comme le maïs, on peut utiliser des pesticides comme le glyphosate notamment.

Le recours à des amidons de céréales cultivées en agriculture conventionnelle est l’une des hypothèses pour expliquer la présence de résidus de pesticides ou de produits de dégradation de pesticides dans un produit fini comme une couche-culotte. Autre hypothèse : ces résidus proviennent d’une contamination, à un moment ou à un autre du processus de fabrication, par d’autres stocks de produits contenant des pesticides.

Des teneurs faibles mais pas irréprochables

Autre motif de satisfaction dans cette étude : plusieurs marques inscrivent les noms des matières premières dans la composition de leurs couches. Mais en l’absence d’obligations réglementaires, la majorité d’entre elles refusent encore de jouer la transparence, ou ne précisent pas dans quelle partie est intégrée chaque matière première.

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Dans tous les cas, les teneurs de substances indésirables détectées restent très faibles. Le risque sanitaire semble donc minime a priori. Mais il ne peut être écarté, notamment pour le glyphosate, classé « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) et sur lequel pèsent des soupçons de perturbation endocrinienne. Or, les perturbateurs endocriniens ont la capacité d’agir à faibles doses…

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