Test de peintures blanches

Difficile de trouver une peinture acrylique peu polluante et performante. Nous avons testé 20 peintures blanches : le pire côtoie le meilleur !

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Une femme fait couler le trop plein de peinture blanche de son rouleau.
Getty Images/iStockphoto
Une femme laisse couler l’excédent de peinture blanche d‘un rouleau

Une peinture facile à appliquer, avec le moins d’émissions indésirables et un bon rendu final : le compromis idéal n’est pas facile à trouver. Pour vous aider, nous avons mis à l’épreuve vingt références de peintures blanches acryliques (dites « à l’eau »).

Mates ou satinées, ces peintures représentent la quasi-totalité du marché de la peinture d’intérieur. Leur alternative – la glycéro – a quasiment disparu des rayonnages parce que trop toxique. La peinture acrylique n’en reste pas moins un mélange de produits chimiques, d’où une vigilance sur la présence de substances toxiques.

Des surfaces affichées parfois trompeuses

› Premier critère de test : la facilité d’application de la peinture, mesurée par l’éventuelle apparition de coulures. Bonne nouvelle, toutes les peintures mates ont une très bonne accroche : l’épaisseur applicable sans coulures est supérieure à 0,5, voire 0,6 mm. En satin, les résultats sont globalement moins bons, à cause d’une plus grande fluidité. Tollens, Colours (marque de Castorama), Renaulac et 1er Prix Castorama font néanmoins aussi bien que les mates.

› Côté rendements, le test révèle des surprises. La surface qu’un litre de peinture couvre est parfois très éloignée de celle indiquée sur le pot.
Un écart pour le meilleur ou pour le pire ! En mat, trois produits affichent des rendements surévalués, voire mensongers, notamment la Tollens : un litre permet de peindre environ 8 m2 au lieu des 12 m2 annoncés.

› En satin, les rendements sont plus conformes aux étiquettes, avec même de bonnes surprises pour Ripolin, Colours, Avi et Luxens (marque de Leroy-Merlin), qui permettent de peindre entre un quart et un tiers de surface en plus que ce qui est indiqué. Politique interne des fabricants ou pas, Ripolin sous-estime ses rendements en mat comme en satin et Tollens les surévalue.

Des monocouches pas si couvrantes

› Une bonne peinture doit présenter un bon pouvoir masquant. En mat et en satin, 1er Prix Castorama affiche les plus mauvais résultats à épaisseur égale. Les performances se corsent, en revanche, à surface égale, pour un même volume de peinture : le pouvoir masquant des peintures revendiquées monocouches n’est pas toujours meilleur.

En mat, Luxens, peinture bicouche a un meilleur recouvrement que Tollens ou Renaulac, pourtant affichées monocouches. En satin, les monocouches V33, Tollens et Renaulac font moins bien que Ripolin, Dulux et Colours, qui ne le sont pas. Or, ne pas tenir sa promesse « monocouche » revient à diviser le rendement final par deux !…

Le blanc mat, moins lavable que le satiné

› Une fois appliquées, les peintures ne résistent pas toutes aussi bien aux outrages que le temps et les occupants du logement peuvent leur faire subir. Sur toutes les peintures mates, les marques de feutres lavables ne sont pas nettoyables – Colours et Luxens se tiennent toutefois un peu mieux. Ces deux marques, ainsi que Dulux, sont les seules références en mat à repousser les taches de gras.

En satin, ces salissures se lessivent sur toutes les peintures. Là encore, difficile de se fier à l’étiquette : la mention « lessivable » n’est pas forcément synonyme de meilleures performances. Elle figure en particulier sur les pots Renaulac mat et Tollens mat, mal notés sur ce critère…

Magali Reinert. ingénieur : Emmanuel Chevallier

Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de notre essai publié dans le n° 549 de 60 Millions (juin 2019) :

 

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