Test de vélos à assistance électrique
Les vélos à assistance électrique sont chers, voire très chers. Ceux que nous avons testés, dans la moyenne des prix, tiennent la route.
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Avec 338 000 unités, les vélos à assistance électrique (VAE) représentent désormais 13 % du marché, selon l’Observatoire du cycle. Pour notre essai, nous avons pris le parti de panacher les marques et les réseaux de distribution, en essayant de rester autour du prix moyen. L’exercice n’est pas simple, car l’offre est importante, de nombreux fabricants, notamment français, ayant investi le créneau.
Un prix moyen autour de 1 500 €
Il y a un véritable engouement, qui concerne surtout les vélos de ville, mais pas seulement. Les ventes de modèles tout chemin et tout terrain à assistance électrique progressent, elles aussi.
Selon l’Observatoire du cycle, le prix moyen d’un VAE en 2018 a été de 1 585 €. Ces vélos sont donc beaucoup plus chers que ceux sans assistance. Par ailleurs, il s’agit d’une moyenne et l’on trouve des modèles à 700 € et d’autres à 3 000 €.
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Comment financer son vélo électrique ?
Avant tout achat, il faut se renseigner pour savoir si la ville où l’on habite ou l’intercommunalité accorde une aide pour l’achat d’un vélo à assistance électrique.
Plusieurs villes ont réduit, voire supprimé leur aide. Vannes agglomération, par exemple, subventionne toujours jusqu’à 25 % du prix du vélo, avec un plafond entre 100 et 300 € en fonction du quotient familial.
Le bonus de l’État s’est réduit comme peau de chagrin depuis l’an dernier. Il est réservé aux personnes non imposables et ne peut venir qu’en complément d’une subvention d’une collectivité locale, le cumul des deux aides ne pouvant dépasser 20 % du prix du vélo ou 200 €. Plus d’informations sur le site du ministère de l’Économie.
Autonomie : deux modèles à plus de 50 km
La batterie est l’élément principal. Toutes celles de notre échantillon sont des lithium-ion, désormais prédominantes par rapport aux anciennes, au plomb. L’autonomie, autrement dit le nombre de kilomètres que l’on peut parcourir avec assistance, est conditionnée par la tension en volts et la capacité de la batterie, en ampère-heure (Ah).
L’autonomie la plus importante, supérieure à 50 km, est obtenue par les deux modèles de notre essai équipés d’une batterie de 13 Ah. On est à moins de 30 km pour ceux pourvus de batteries inférieures à 9 Ah. Nous avons mesuré cette autonomie dans des conditions strictes, ce qui peut expliquer le décalage avec les valeurs annoncées par les fabricants.
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Ajoutons que le vélo Feu Vert est défavorisé par le fait d’avoir été testé avec une petite batterie, alors qu’il est aussi proposé avec une batterie de 13 Ah. Équipé de cette dernière, il coûte alors 1 000 €.
Ne pas lésiner sur les mesures antivol
- Attacher le VAE à un point fixe et en utilisant un antivol agréé, de préférence de type U, comme pour tout vélo.
- Recourir au marquage Bicycode permettra de le récupérer s’il est retrouvé abandonné. S’agissant d’un VAE, il faut penser à retirer, quand c’est possible, la console de contrôle, sans laquelle le vélo ne peut pas démarrer.
- Retirer la batterie quand le vélo est garé pour éviter qu’elle ne soit volée. Un VAE sans batterie perd beaucoup de son intérêt. Veiller à choisir un vélo sur lequel la batterie ne peut être enlevée qu’avec une clé, ce qui n’est pas le cas de tous.
- S’agissant des selles ou des roues, enfin, certaines sont équipées d’un système de serrage rapide, qui est pratique, mais les rend aussi plus faciles à voler.
À prix fort, vérifiez la taille de la batterie
Un prix bas signale en général une petite batterie. Les modèles les moins chers de notre échantillon, autour de 800 €, sont équipés en 8,7 Ah. Il faut donc se résigner à payer plus si l’on veut une autonomie plus grande.
Attention toutefois : un prix élevé ne garantit pas une capacité importante, comme on peut s’en apercevoir avec le BH. Sa batterie a la plus petite capacité (7 Ah) et le prix le plus élevé de notre test, 1 700 € environ !
Une pente à 19 %… et l’assistance faiblit
L’assistance en côte est l’un des services que l’on attend d’un VAE. Sous réserve de passer la bonne vitesse et d’utiliser le bon mode d’assistance, nos testeurs n’ont pas eu besoin de fournir un effort musculaire marqué avec la quasi-totalité des vélos pour franchir les 500 m de notre pente à 10 %.
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Suivant les modèles, ils l’ont fait à une vitesse comprise entre 11 et 16 km/h. Il n’y a qu’avec le vélo BH qu’il a fallu vraiment appuyer sur les pédales. C’est aussi le seul à avoir nécessité une grosse aide musculaire pour les démarrages en côte, alors que pour les autres, l’assistance faisait bien son travail.
Avec une pente à 19 %, les résultats se dégradent nettement. Seul le modèle Easybike sort du lot, sa fonction « boost » se révélant très performante.
Éviter le moteur à l’avant
La position du moteur est le critère le plus important, après la batterie. Il peut être situé sur le moyeu des roues à l’avant ou à l’arrière, ou dans le pédalier. La position sur la roue avant est déconseillée. Nos testeurs ont signalé des dérapages (perte d’adhérence) et des démarrages très difficiles en côte prononcée (19 %) pour les vélos avec un moteur à l’avant.
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La position dans le pédalier paraît préférable, notamment parce que le centre de gravité n’est pas décalé. Mais notre essai ne montre pas de différence nette avec les moteurs dans la roue arrière. Le comportement sur route confirme que les vélos avec un moteur à l’avant sont globalement moins appréciés.
L’O2Feel est juste « acceptable », car il cumule cet inconvénient avec une mauvaise sensation dans les virages serrés résultant, probablement, d’une direction trop rigide. Idem pour le BH, qui pâtit du même problème dans les virages et de sa faible assistance.
À retenir !
Notre essai montre que l’on trouve plusieurs bons vélos à assistance électrique (VAE) entre 1 000 et 1 500 €, soit au-dessous du prix moyen d’un VAE.
La capacité de la batterie est un critère de choix déterminant et il faut accepter de payer un peu plus pour ne pas être limité en termes d’autonomie. Les vélos avec un moteur positionné dans la roue avant sont moins agréables à conduire et on privilégiera donc ceux sur lesquels le moteur est dans la roue arrière ou dans le pédalier.
Écran, éclairage et disponibilité des pièces
La console de contrôle peut se résumer à un écran avec affichage à leds pour choisir le mode d’assistance et connaître l’état de la batterie, ou prendre la forme d’un écran LCD qui permet d’accéder à plus d’informations.
Plusieurs autres points, détaillés dans notre tableau, sont à considérer. C’est le cas de l’éclairage, pour lequel on pourra privilégier une alimentation via la batterie et une activation par la console de contrôle. Signalons que le vélo de marque BH nous a été vendu sans phares, alors qu’il doit être livré avec. Enfin, cela vaut la peine de se renseigner sur les garanties accordées par les marques et sur la disponibilité des pièces, notamment des batteries.
Les tests réalisés par notre centre d’essai comparatif
- L’autonomie avec une batterie pleine charge a été mesurée après trois décharges et trois charges complètes. Le niveau d’assistance est modifié tous les 5 km sur un parcours en boucle. Le cycliste est de corpulence moyenne (75 kg) avec une charge de 25 kg posée sur le porte-bagages.
- L’assistance en côte est évaluée avec une batterie pleine et enclenchement du mode d’assistance le plus adapté. Les essais ont été menés sur une pente de 500 m (10 % maximum) et une de 1 000 m (19 % maximum).
- L’essai de freinage a été réalisé en laboratoire selon la norme EN 15194 : 2017. Le vélo est posé sur un banc et la roue est entraînée par un tambour à 12,5 km/h. Le freinage est évalué sur banc sec et mouillé.
- Le test d’usage a été réalisé par deux hommes et deux femmes maîtrisant le vélo à assistance électrique.
Journaliste : Fanny Guibert. Ingénieur : Charles Babin.