Test de champagnes

Comme la tendance est au consommer moins mais mieux, nous avons sélectionné de grands noms de champagnes, des bio et des marques de distributeur.

Par Maryse Sargis

Publié le

Deux coupes de champagne en gros plan, derrière, une bouteille émerge d'un seau à glace.
Getty Images/iStockphoto

L’Hexagone reste le premier marché mondial du champagne. Cette effervescence rapporte 2,1 milliards d’euros, selon les derniers chiffres du Comité interprofessionnel des vins de champagne (CIVC). En 2017, moins de promotions et de prix cassés ont été proposés. Les consommateurs ont acheté moins, mais mieux.

Surprises sonnantes et pétillantes

La tendance est aux cuvées qualitatives dont le prix moyen dépasse 20 €. Pour l’accompagner, notre sélection monte en gamme : grandes maisons historiques (Ruinart, Deutz, Bollinger, Louis Roederer, etc.), domaines de vignerons en biodynamie (à prix équivalents) et cuvées spéciales de marques de distributeur (MDD) offrent de pétillantes surprises… sonnantes et trébuchantes.

Nos dégustations, menées étiquettes cachées, permettent ainsi de répondre à cette épineuse question : quelle est la meilleure marque pour mon budget ? Le panel est compris entre 15 € (MDD) et 45 € (Ruinart). Pour faire votre choix, gardez en tête qu’un produit est considéré comme bon par nos jurés à partir de 13/20 (barème 60 Millions).

Le champagne Delagne & fils, élaboré pour Intermarché par Mansart-Baillet à Epernay et la cuvée spéciale Nicolas Feuillatte, du Centre vinicole, à Chouilly (plus de 5 000 viticulteurs), réalisent de meilleurs scores que des marques plus réputées. Un verdict inimaginable si la dégustation était menée étiquettes découvertes, tant l’impact du prix et du marketing influence nos jugements.

Le retour du champion de 2016

• Parmi les champagnes les plus chers (à plus de 34 €) et non bio, Deutz occupe une nouvelle fois la première place du classement (meilleur champagne 60 Millions en 2016) et Bollinger la cinquième, devant Ruinart, Louis Roederer, Perrier-Jouët, Taittinger ou Laurent Perrier.

• Du côté des petites marques (moins de 25 €), le champion est J.M. Gobillard & fils. Les bouteilles de cette maison sont vendues exclusivement par Monoprix et Cora. Pour le reste, à l’exception d’Intermarché Delagne & fils (13,5/20), d’Auchan Veuve Émille (13,5/20) et de Système U Louis Danremont (13/20), rien ne vaut vraiment le détour.

• Dans la catégorie des domaines certifiés bio et en biodynamie (entre 31 et 41 €), le vainqueur est De Sousa (15/20). La majorité de nos champagnes verts caracolent dans le peloton de tête (entre 13,5 et 15/20).

Mais ces cuvées affirment une personnalité, qui plaît ou déplaît. Aucun de ces fleurons n’a laissé nos dégustateurs indifférents. La cuvée de Benoît Marguet, qui travaille avec un cheval de trait et n’ajoute pas de sulfites, a été jugée par une partie des jurés, décousue, et par l’autre très originale. Ses bouteilles sont diffusées chez les cavistes (Web et boutiques).

Le vert déteint sur la côte des blancs

• Les certifications environnementales se multiplient : Haute valeur environnementale (HVE), Terra Vitis et la Viticulture durable en Champagne. Elles représentent 15 % de l’appellation (source CIVC), alors que le champagne biologique pèse 2,1 % du vignoble (667 hectares et 158 domaines en 2017).

Mais une marque historique vient de franchir le pas : Louis Roederer a engagé la moitié de son vignoble, soit 105 hectares, dans la certification bio. « C’est la première maison champenoise à être revenue à un travail des sols dans les années 2000 et son engagement environnemental déteint aujourd’hui dans toute la Côte des blancs », se réjouit Pascal Doquet…

Maryse Sargis avec Farid Bensaïd, ingénieur

Téléchargez l’intégralité de notre article et les résultats complets de notre essai publié dans le n° 543 de 60 Millions (décembre 2018) :

Test de champagnes
Fichier PDF
Taille 5.3MB

Nos autres essais

Aliments - Boissons

Tous les derniers contenus