Prolongation de peine pour les abonnés au mobile
Tous les moyens sont bons pour garder un client. Les opérateurs de téléphonie mobile se sont approprié cette maxime : aujourd’hui, quatre abonnés sur cinq sont soumis à une période d’engagement les empêchant de résilier leur contrat comme bon leur semble…
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Les opérateurs de téléphone mobile resserrent les liens autour de leurs abonnés. Les derniers chiffres publiés par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), le 3 novembre, parlent d’eux-mêmes : 23,6 % des abonnés étaient libres de tout engagement en septembre 2007. Ils n’étaient plus que 18,8 % en septembre 2008. La part de ceux qui peuvent résilier leur contrat du jour au lendemain sans aucune justification s’amenuise.
Proposition insidieuse
Pourtant, une fois sa période d’engagement initiale écoulée, l’abonné est censé être libre. Mais cette liberté se révèle fragile, car les opérateurs ont développé de nombreuses méthodes pour vous recoller une durée d’engagement d’un an.
Exemple le plus classique : à l’occasion de l’achat d’un nouveau mobile, on vous offre le téléphone à un prix symbolique. En contrepartie, vous acceptez de vous réengager pour un an, voire deux ans. Mais le réengagement se fait souvent de façon plus insidieuse, comme a pu le constater un de nos lecteurs.
Éric reçoit, en mars 2008, un appel téléphonique de son opérateur Orange qui lui propose de profiter de 30 SMS supplémentaires gratuitement pendant six mois. Mais son interlocuteur omet de lui préciser que cette option s’accompagne d’un réengagement de douze mois. Notre consommateur ne découvrira cet état de fait que bien plus tard. Donc, méfiance ! Souvenez-vous que votre opérateur va essayer de vous garder par tous les moyens.
Plus d’information sur la facture
Sachez toutefois que les opérateurs sont tenus à plus de transparence sur ce sujet. Ils doivent désormais indiquer sur chaque facture soit la durée d’engagement restant à courir, soit la date de fin d’engagement. La mesure s’avère utile, mais insuffisante face aux freins à la concurrence que constituent encore ces périodes d’engagement minimales.